Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé hier la communauté internationale à accélérer les préparatifs d'une conférence internationale sur la dénucléarisation du Proche-Orient, rendue, selon lui, plus cruciale après les récents soulèvements. Cette réunion portant sur la création d'une zone exempte d'armes nucléaires au Proche-Orient a été décidée en mai 2010 lors de la conférence de suivi du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
« Nous considérons qu'il est grand temps de mettre en œuvre cette décision car depuis lors, aucun coordinateur n'a été désigné (pour préparer la conférence), ce qui nous inquiète », a expliqué M. Lavrov au cours d'une conférence de presse. « Tous les problèmes autour de cette question sont très sérieux », a-t-il poursuivi.
Peu auparavant, devant les 65 membres de la conférence du désarmement de l'ONU réunis à Genève, le chef de la diplomatie russe avait estimé que ce processus était devenu « d'une importance primordiale » en raison « des événements récents au Proche-Orient ». Interrogé sur sa faisabilité, M. Lavrov a répondu : « Nous ne le saurons pas tant que nous n'aurons pas commencé à travailler. »
La conférence internationale sur la dénucléarisation du Proche-Orient a été prévue avec la présence de l'Iran et d'Israël. Mais l'État hébreu a déjà fait savoir qu'il refusait d'y participer. Les Israéliens n'ont jamais reconnu disposer de l'arme atomique et refusent d'adhérer au TNP.
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