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Moyen Orient et Monde - Azerbaïdjan

Bakou craint l’influence radicale de son voisin iranien

Dans la ville frontalière d'Astara, en Azerbaïdjan, les signes attestant de l'influence grandissante du voisin, la république islamique d'Iran, se multiplient. Au bazar de la ville, qui a été divisée en deux au XIXe siècle lors du tracé des frontières, séparant de nombreuses familles, les produits en provenance d'Iran, comme les pommes de terre, les oranges et les raisins, sont omniprésents. Tous les jours, des centaines de camions affluent d'Iran, pleins de denrées et de marchandises à vendre chez le voisin musulman, à majorité chiite également, mais au gouvernement laïc.
Il y a aussi une chaîne de télévision iranienne, Sahar TV, qui diffuse ses émissions dans les maisons et les cafés d'Astara, en langue azerbaïdjanaise, provoquant des réactions mitigées. Selon Elchin Ibrahimli, un commerçant qui habite la ville, Téhéran utilise cette chaîne comme une arme de propagande. « Cette chaîne aime tout exagérer », déclare-t-il. Un autre commerçant, Agasan Hachimli, renchérit : la chaîne « exploite habilement les problèmes qui existent en Azerbaïdjan », comme par exemple une récente controverse concernant l'interdiction du port du voile dans les écoles, imposée depuis l'an dernier. Cette question a provoqué de vives réactions chez certains musulmans pratiquants du pays, qui ont organisé des rassemblements et des protestations, poussant les autorités à accuser Téhéran de jouer un rôle dans ces tensions.
Mais, selon un autre habitant, Faig Jafarzade, Sahar TV est regardée car les chaînes locales ne permettent pas de critiquer les autorités azerbaïdjanaises.
Ces dernières semaines, les relations politiques semblent donc de plus en plus se détériorer entre les deux voisins, en raison de leur vision différente de l'islam. De petites manifestations, largement médiatisées, se sont ainsi déroulées devant l'ambassade d'Iran à Bakou, accusant Téhéran de soutenir l'extrémisme religieux afin de déstabiliser le pays.
Un autre point de friction est la relation économique grandissante entre l'Iran et l'Arménie, ennemi juré de l'Azerbaïdjan, depuis une guerre qui a fait 30 000 morts et des centaines de milliers de réfugiés entre 1988 et 1994 pour le contrôle de la région séparatiste azerbaïdjanaise du Nagorny- Karabakh.

 

(Source : AFP)

Dans la ville frontalière d'Astara, en Azerbaïdjan, les signes attestant de l'influence grandissante du voisin, la république islamique d'Iran, se multiplient. Au bazar de la ville, qui a été divisée en deux au XIXe siècle lors du tracé des frontières, séparant de nombreuses familles, les produits en provenance d'Iran, comme les pommes de terre, les oranges et les raisins, sont omniprésents. Tous les jours, des centaines de camions affluent d'Iran, pleins de denrées et de marchandises à vendre chez le voisin musulman, à majorité chiite également, mais au gouvernement laïc.Il y a aussi une chaîne de télévision iranienne, Sahar TV, qui diffuse ses émissions dans les maisons et les cafés d'Astara, en langue azerbaïdjanaise, provoquant des réactions mitigées. Selon Elchin Ibrahimli, un commerçant qui habite la...
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