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Moyen Orient et Monde - Tunisie

La rue reste mobilisée malgré le changement de Premier ministre

Deux ministres du gouvernement tunisien, issus de la dernière équipe du président déchu Ben Ali, ont démissionné hier, mais leur départ, après celui du Premier ministre la veille, est resté sans effet immédiat sur les protestataires qui campent dans le centre de Tunis.
Les manifestants ont poursuivi leur sit-in observé depuis dix jours place de la Kasbah, au départ pour réclamer le départ du Premier ministre Mohammad Ghannouchi, qui avait été installé à la tête du gouvernement de transition après la chute du président Zine el-Abidine Ben Ali le mois dernier. « Nous maintenons notre sit-in jusqu'à la formation d'une Assemblée constituante et la reconnaissance du Conseil de protection de la révolution », a déclaré le coordinateur du sit-in, Mohammad Fadhe, en référence à un collectif de l'opposition en cours de formation.
Sur l'avenue centrale Habib Bourguiba, épicentre de la contestation, la situation demeurait tendue après deux jours de violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui ont fait cinq morts, selon un bilan officiel. Une sixième personne a été tuée ce week-end dans la région de Ben Arous, à une dizaine de kilomètres au sud de Tunis. Hier matin, la circulation était limitée sur la principale avenue de Tunis et les boutiques et les cafés-trottoirs ont gardé leurs rideaux baissés.
Des renforts militaires ont été déployés près du ministère de l'Intérieur, principale cible des protestataires ces derniers jours.

 

(Source : AFP)

Deux ministres du gouvernement tunisien, issus de la dernière équipe du président déchu Ben Ali, ont démissionné hier, mais leur départ, après celui du Premier ministre la veille, est resté sans effet immédiat sur les protestataires qui campent dans le centre de Tunis.Les manifestants ont poursuivi leur sit-in observé depuis dix jours place de la Kasbah, au départ pour réclamer le départ du Premier ministre Mohammad Ghannouchi, qui avait été installé à la tête du gouvernement de transition après la chute du président Zine el-Abidine Ben Ali le mois dernier. « Nous maintenons notre sit-in jusqu'à la formation d'une Assemblée constituante et la reconnaissance du Conseil de protection de la révolution », a déclaré le coordinateur du sit-in, Mohammad Fadhe, en référence à un collectif de l'opposition en cours...
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