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Liban - Carburant

Essence : crise réglée malgré les "résistances" de Bassil

Après un combat d'arrière-garde de la part du ministre de l'Énergie et des Ressources hydrauliques Gebran Bassil qui a estimé que le décret exceptionnel décidé par le chef de l'État Michel Sleiman et contresigneé par le Premier ministre sortant Saad Hariri, le ministre CPL s'est résolu à accepter la décision présidentielle traduite dans les faits par le Haut Conseil des douanes qui a validé une baisse de 5 000 LL sur le bidon d'essence fixant ainsi à 31 800 LL le prix des 20 litres 98 octanes et à 31 100 LL le prix des 20 litres 95 octanes.

La crise de l'essence, comme tous les dossiers économiques souvent politisés au Liban, a failli paralyser le pays et empoisonner la vie des Libanais dont le ras-le-bol a pour une fois été entendu !

Les camions-citernes, après avoir été immobilisés toute la journée d'hier par le refus de M. Bassil de mettre à exécution le décret présidentiel, vont pouvoir ainsi alimenter les stations-service avec le "précieux" carburant et les automobilistes pourront ainsi normalement faire le plein dès ce matin aux prix indiqués. Pour sa part, le ministre Bassil va expliciter sa position aujourd'hui au cours d'une conférence de presse.

À l'origine du problème, un différend qui dure depuis quelques semaines entre le ministre de l’Énergie qui refuse l'augmentation des prix tant qu'il n'y a pas de baisse immédiate de la taxe sur l'essence, et sa collègue des Finances, Raya el-Hassan, qui estime que cette mesure doit être prise en Conseil des ministres pour qu'elle soit légale. Bassil avait donc ordonné le mois dernier aux douanes de baisser les droits d'accise sur les 20 litres d'essence de 3 300 livres. Cette mesure avait alors été contestée par son homologue aux Finances, qui l'avait qualifiée d' "illégale", jugeant en outre que M. Bassil n'était pas habilité à prendre une telle décision dans le cadre d'un gouvernement sortant. El-Hassan n'avait toutefois pas hésité à verser dans la surenchère au cours de la même semaine, proposant une baisse de la taxe sur l'essence de 5 000 livres, une proposition qui a déclenché une bataille rangée entre les deux camps, tous deux convaincus de la légitimité de leur démarche, mais qui a finalement été approuvée, vendredi, par le président de la République et le Premier ministre sortant mettant un terme à ce bras de fer stérile.

Les camions-citernes, après avoir été immobilisés toute la journée d'hier par le refus de M. Bassil de mettre à exécution le décret présidentiel, vont pouvoir ainsi alimenter les stations-service avec le "précieux" carburant et les automobilistes pourront ainsi normalement faire le plein dès ce matin aux prix indiqués. Pour sa part, le ministre Bassil va expliciter sa position aujourd'hui au cours d'une conférence de presse.
À l'origine du problème, un différend qui dure depuis quelques semaines entre le ministre de l’Énergie qui refuse l'augmentation des prix tant qu'il n'y a pas de baisse immédiate de la taxe sur l'essence, et sa collègue des Finances, Raya el-Hassan, qui estime que cette mesure doit être prise en Conseil des ministres pour qu'elle soit légale. Bassil avait donc ordonné le mois dernier aux...
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