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Moyen Orient et Monde - Yémen

La mort de deux manifestants anti-Saleh galvanise les protestataires à Sanaa

Huit députés du parti au pouvoir démissionnent pour dénoncer la répression sanglante des manifestations dans le pays.

Un manifestant anti-Saleh à Sanaa. Ammar Awad/Reuters

Des milliers de protestataires campaient hier à Sanaa, affirmant que la mort de deux d'entre eux lors d'une attaque des partisans du régime dans la nuit renforçait leur détermination à réclamer le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh. « Ça suffit, ça suffit, le criminel attaque pendant la nuit », scandaient les protestataires, surtout des jeunes, rassemblés devant l'Université de Sanaa. « Le sit-in se poursuivra jusqu'à la chute du régime », répétaient en chœur les manifestants.
L'attaque contre le rassemblement a été menée vers minuit, heure de Sanaa, et les manifestants ont réagi en tentant de neutraliser, avec l'aide de la police, les assaillants qui ont réussi à prendre la fuite après avoir ouvert le feu en leur direction, selon des témoins. L'attaque a fait deux morts parmi les manifestants et 23 blessés. Au total, 15 personnes ont été tuées dans les protestations au Yémen depuis le début du mouvement, selon des sources médicales.
La police bloquait hier les accès à la place, rebaptisée « place de la Libération » à l'instar de celle qui fut l'épicentre du soulèvement au Caire, et filtrait les arrivées. Après des représentants des tribus, une délégation de l'Association des ulémas du Yémen a réussi hier à se joindre aux protestataires.
Le Congrès populaire général (CPG, au pouvoir) a de son côté reporté sine die une contre-manifestation de ses partisans prévue hier en raison de la mort des deux manifestants de l'opposition, selon une source proche du parti.
À Aden, la grande ville du Sud, des milliers de personnes sont descendues dans les rues mardi soir, répétant « Le peuple veut la chute du régime » et « Pas de travail, pas d'école tant que Saleh sera au pouvoir ». À Moukalla, principale ville de la province orientale du Hadramout, trois personnes ont été blessées, dont une grièvement, lors de la dispersion par la police de manifestants qui réclamaient également le départ du président, selon des témoins.
Face à cette situation, huit députés du CPG ont présenté leur démission pour protester contre la répression des manifestations au Yémen, a annoncé l'un d'eux, Abdo Bichr. Ce dernier a affirmé que « 59 autres députés du parti se concertent pour présenter une démission collective ». Deux autres députés avaient déjà présenté leur démission du CPG en début de semaine , qui compte 230 députés sur les 301 membres du Parlement.
(Source : agences)
Des milliers de protestataires campaient hier à Sanaa, affirmant que la mort de deux d'entre eux lors d'une attaque des partisans du régime dans la nuit renforçait leur détermination à réclamer le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh. « Ça suffit, ça suffit, le criminel attaque pendant la nuit », scandaient les protestataires, surtout des jeunes, rassemblés devant l'Université de Sanaa. « Le sit-in se poursuivra jusqu'à la chute du régime », répétaient en chœur les manifestants.L'attaque contre le rassemblement a été menée vers minuit, heure de Sanaa, et les manifestants ont réagi en tentant de neutraliser, avec l'aide de la police, les assaillants qui ont réussi à prendre la fuite après avoir ouvert le feu en leur direction, selon des témoins. L'attaque a fait deux morts parmi les...
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