« Ce n'est pas par attachement au pouvoir que je ne me récuserai pas, mais par la conviction que mon maitien dans mes fonctions est nécessaire pour préserver la stabilité et l'unité du Liban ainsi que le rôle de ses institutions », a déclaré M. Mikati à la presse.
Il a souligné que la Constitution ne fixe pas de délai au Premier ministre désigné pour la formation du cabinet, tout en ajoutant que « les problèmes des gens sont pressants », qu'on « ne peut pas les ignorer » et qu'il faut « se presser de mettre en place le gouvernement afin de pouvoir y remédier ». Rejetant l'idée d'un gouvernement de « fait accompli », il a souligné la nécessité de « ne pas se précipiter à former un cabinet sans garantir qu'il recevrait par la suite l'investiture de la Chambre ».
« Le gouvernement auquel nous aspirons serait composé de personnes compétentes et formerait un groupe de travail homogène, mais dans le même temps, il faudra prendre en compte les aspirations des députés qui m'ont nommé pour former un cabinet dominé par l'élément politique », a-t-il dit.
À la question de savoir si les négociations avec le 14 Mars étaient gelées, M. Mikati a répondu : « Tant que les décrets de formation du gouvernement n'ont pas été promulgués, la porte est toujours ouverte à la négociation. Il n'est pas possible au Liban qu'un gouvernement soit monochrome. Il faut qu'il représente toutes les forces politiques, car la pluralité est la caractéristique du système libanais. »
Enfin, prié de dire s'il accepterait un cabinet au sein duquel il ne disposerait pas lui-même de la majorité de décision ou du tiers de blocage, il a éludé la réponse en se disant « attaché aux dispositions de la Constitution et de l'accord de Taëf au sujet des prérogatives du président de la République et du Premier ministre et du rôle du Conseil des ministres ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine