Sept pays, le Royaume-uni, l'Allemagne, la France, l'Espagne, la République tchèque, la Grèce et les Pays-Bas, ont plaidé en ce sens et demandé que de telles sanctions puissent être adoptées le mois prochain au cours d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères, a-t-elle ajouté.
Les sanctions viseraient "des Iraniens coupables de violations des droits de l'homme, y compris des juges et des procureurs", selon la source.
"Nous examinons la question", a confirmé une autre source diplomatique, mais aucune décision n'a été prise à ce stade.
L'Union européenne a récemment boycotté les cérémonies du 32è anniversaire de la Révolution islamique iranienne pour protester contre l'exécution le 4 février d'une Irano-Néerlandaise accusée de trafic de drogue, Zahra Bahrami, en dépit de multiples appels à la clémence.
Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Uri Rosenthal, avait dénoncé "un acte commis par un régime barbare".
L'Espagne a également qualifié de "très grave" l'interpellation d'un de ses diplomates à Téhéran la semaine dernière par les autorités iraniennes, sans prendre en compte son statut de diplomate et la Convention de Vienne qui le protégeait.
Les Etats-Unis ont appelé récemment l'Union européenne à prendre de telles sanctions ciblées contre les auteurs d'atteintes aux droits de l'homme en Iran, à l'instar des gels d'avoirs et des interdictions de visa décidés par Washington.
Fin septembre 2010, Washington avait sévi contre huit dirigeants iraniens qu'ils accusent d'être responsables de violations "graves" des droits de l'homme à l'occasion de l'élection présidentielle de 2009 en Iran.
Parmi ces personnalités, dont plusieurs ministres et anciens ministres, figurent notamment Mohammad Ali Jafari, chef des Gardiens de la Révolution, et Saïd Mortazevi, ancien procureur général de Téhéran.


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