M. Fatfat est actuellement en visite à Montréal pour représenter le chef du gouvernement sortant Saad Hariri aux événements organisés par le Bloc du Futur au Canada, marquant la sixième commémoration de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Le député de Denniyé a indiqué que le Bloc du Futur et le 14 Mars ont « tenu à coopérer jusqu'au bout pour préserver la Constitution, les institutions de l'État et la démocratie en participant aux consultations parlementaires et en exposant leur point de vue au Premier ministre désigné ».
Évoquant le dossier des armes du Hezbollah, M. Fatfat a noté qu'il « existe une importante différence entre les armes utilisées pour défendre le pays contre Israël et celles qui sont tournées vers l'intérieur ». « Depuis 2006, a-t-il relevé sur ce plan, on n'a rien tiré contre Israël alors que ces armes ont été utilisées dans différentes régions libanaises contre le peuple libanais à diverses échéances politiques. Elles sont devenues celles d'une milice. Elles sont prohibées par les accords de Taëf et de Doha ainsi que par la Constitution », a-t-il ajouté.
M. Fatfat a également souligné que « si le 14 Mars, qui compte 60 députés, prenait part à un gouvernement de trente, il devrait être représenté par 14 ministres ».
Il s'est aussi penché sur le Tribunal spécial pour le Liban notant qu'il « ne peut en aucun cas être annulé car l'accord entre le TSL au Liban ne peut être modifié qu'avec le consentement des deux parties », soulignant en conclusion que « la menace pèse toujours sur les membres du 14 Mars ».
Dans le même contexte, à Beyrouth, le député du bloc du Futur Assem Araji a rappelé, dans un entretien à la Voix du Liban (VDL, relevant du parti Kataëb), que le 14 Mars a posé deux conditions pour participer au gouvernement : le soutien au TSL et la recherche d'un règlement au problème des armes. Il a noté que la formation du gouvernement est entravée par les embuches des forces du 8 Mars. « Le Premier ministre désigné n'est pas à envier », a-t-il ajouté.
De son côté, le député de Beyrouth, Ammar Houry, a souligné dans un entretien à Radio-Orient que le courant du Futur est contre les armes du Hezbollah, désormais tournées vers l'intérieur, poursuivant que « les forces du 14 Mars resteront fidèles à la mémoire de leurs martyrs » et appelant « au désarmement ainsi qu'au respect de la Constitution ».

