"Face à la lourde répression de ces derniers jours, la France est très préoccupée par l'évolution de la situation en Libye. Elle appelle à la cessation immédiate des violences, au respect du droit de manifester pacifiquement et des libertés d'expression et de communication", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, lors d'un point de presse.
Le bilan des manifestations en Libye ne cesse de s'alourdir et a atteint 233 morts, a indiqué lundi matin Human Rights Watch, faisant état de 60 morts pour la seule journée de dimanche à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l'est de Tripoli et centre de la révolte depuis le 15 février.
Dimanche, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères avait déjà exhorté les autorités libyennes au "dialogue" et condamné "un usage disproportionné de la force qui n'est pas acceptable".
"Nous sommes pleinement mobilisés pour assurer la sécurité des Français de Libye. A Tripoli, l'ambassade a décidé d'avancer les vacances scolaires qui devaient débuter jeudi, en fermant l'école française hier. Un certain nombre de familles françaises ont quitté le pays ce matin. Une équipe du consulat est à l'aéroport pour faciliter leurs démarches", a précisé lundi M. Valero.
Quelques 750 Français vivent en Libye, dirigée par le régime contesté du colonel Mouammar Kadhafi depuis 42 ans, selon les autorités françaises.
Seïf Al-Islam, fils de Mouammar Khadafi, a mis dimanche en garde contre la possibilité d'une "guerre civile" dans le pays.
Les pays européens réfléchissent lundi à l'évacuation de leurs citoyens de Libye, mais restaient divisés entre partisans de la fermeté et de la prudence à l'égard de Mouammar Kadhafi.


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