Ce sommet se tiendrait à un moment critique pour les pays du monde arabe après les révoltes en Tunisie et en Egypte qui ont fait tomber les présidents Zine El Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak et alors qu'une vague de contestation populaire touche actuellement la Libye, le Yémen, Bahreïn et l'Irak.
La Libye, en tant que présidente en exercice de la Ligue arabe, a décidé le report à une date ultérieure du 23e sommet arabe prévu en Irak, "en raison des conditions que traversent la région arabe", a indiqué l'agence officielle JANA.
Mais à Bagdad, le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari a démenti, affirmant qu'une décision de report devrait être faite par la Ligue arabe dont le siège est au Caire.
"Non, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas une décision individuelle de la part d'un seul pays", a dit M. Zebari à l'AFP.
"Les circonstances que traversent la région requièrent la tenue d'un sommet arabe et non son report", a renchéri à la télévision Ali al-Dabbagh, le porte-parole du gouvernement irakien. "L'Irak insiste pour que le sommet arabe se tienne le 29 mars et les préparatifs sont en cours pour l'accueillir".
D'après un haut responsable de la Ligue arabe sous le couvert de l'anonymat, la Libye ne peut annoncer un report du sommet, elle peut seulement le proposer pour qu'il soit discuté par les pays membres.
Hicham Youssef, le directeur de bureau du secrétaire général de la Ligue Amr Moussa, a affirmé que l'organisation n'avait "reçu aucune proposition officielle pour un report du sommet".
Le sommet est prévu le 29 mars à Bagdad.


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