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Nucléaire: la Syrie reste sourde aux requêtes de l'AIEA

La Syrie a ignoré une requête du chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano qui avait exigé un accès rapide à un site nucléaire suspect, a-t-on appris mardi auprès de diplomates à Vienne, siège de l'agence onusienne.
M. Amano avait adressé le 18 novembre une lettre au ministre syrien des Affaires étrangères pour lui demander de coopérer avec l'agence sur les activités nucléaires du pays.
Damas "n'a jusqu'à présent pas fourni les informations ou accès demandés par Amano", a déclaré un diplomate occidental sous couvert d'anonymat.
Le directeur général de l'AIEA avait pour la première fois pris contact directement avec le gouvernement, signe d'une impatience croissante face à l'attitude de Damas qui n'a plus accepté d'inspecteurs sur son sol depuis 2008.
L'agence cherche à accéder à plusieurs sites, dont celui d'Al Kibar, situé dans le désert syrien et qui avait été bombardé par les Israéliens en septembre 2007 en raison de soupçons de projets de construction d'un réacteur nucléaire.
La Syrie devrait faire l'objet d'une attention particulière lors du prochain conseil des gouverneurs de l'agence, qui se tient du 7 au 11 mars, soulignent plusieurs diplomates à Vienne.
Un certain nombre de pays, notamment les Etats-Unis, pourraient faire pression en faveur de l'adoption d'une possible résolution contre la Syrie, voire mettre sur la table l'idée d'une "inspection spéciale". En cas de refus, la Syrie devrait rendre des comptes au Conseil de sécurité de l'ONU.
Mais certains diplomates expriment leur réserve à ce stade face à une telle option.
La dernière tentative d'envoyer une telle mission, en 1993 en Corée du Nord, avait conduit l'Etat communiste à fermer ses frontières aux inspecteurs de l'agence et à développer en secret sa bombe atomique.
La Syrie a ignoré une requête du chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano qui avait exigé un accès rapide à un site nucléaire suspect, a-t-on appris mardi auprès de diplomates à Vienne, siège de l'agence onusienne.M. Amano avait adressé le 18 novembre une lettre au ministre syrien des Affaires étrangères pour lui demander de coopérer avec l'agence sur les activités nucléaires du pays.Damas "n'a jusqu'à présent pas fourni les informations ou accès demandés par Amano", a déclaré un diplomate occidental sous couvert d'anonymat.Le directeur général de l'AIEA avait pour la première fois pris contact directement avec le gouvernement, signe d'une impatience croissante face à l'attitude de Damas qui n'a plus accepté d'inspecteurs sur son sol depuis 2008.L'agence cherche à...