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Culture - Sculpture

Cachemires en zoom tridimensionnel

Un motif, d'une grande finesse et d'une grande délicatesse, a été détaché de son contexte textile et modelé en volume pour devenir des « paisley monumentaux ».

Variations sur un même thème.

Ces sculptures, actuellement exposées à la galerie Cross Mackenzie, à Washington, portent la signature de Tamara Laird qui a été fortement intéressée par le dessin paisley, également appelé cachemire. Après avoir exploré l'art de la céramique tel que pratiqué dans divers pays africains, asiatiques, européens et sud-américains, elle a allié l'argile, «un matériel essentiel au développement humain, à un symbole universel pour célébrer son potentiel
ornemental».
Une célébration qu'elle a voulu monumentale, à travers une variation sur un même thème: le paisley, une forme rappelant une larme, la feuille d'une plante, un fruit ou une virgule que l'on fait remonter aux Babyloniens qui l'utilisaient pour dater leurs palmiers. Elle représentait la croissance et la fertilité. Depuis, elle a été utilisée par différentes civilisations comme élément de décoration, spécialement dans le tissage indien. Une esthétique et une symbolique qui ont inspiré l'artiste américaine Tamara Laird, qui a donné à ces imprimés traditionnels volume et hauteur. Elle en fait des sculptures qui s'élancent avec élégance à deux mètres du sol et qui en imposent avec leur gamme morphologique à qui elle donne une âme. Longilignes ou brévilignes, chacune décline sa propre personnalité comme le suggèrent leurs noms. Il y a notamment Coquette, Dansante, Iridescente et Badine. Elles sont toutes recouvertes d'une riche palette de vernis, allant d'un noir lissé à des tonalités métalliques, parfois veinées ou légèrement craquelées.

Paisley, du nom d'une ville écossaise
Paisley (terme des anciennes langues brittoniques) est le nom d'une ville écossaise où, dès le milieu du XVIIIe siècle, le tissage est devenu l'industrie principale de la ville qui, par la suite, s'est fait connaître pour le motif nommé cachemire très utilisé dans le sous-continent indien dans la fabrication des châles. Et ces châles étaient devenus très à la mode en Europe à cette époque grâce à la Compagnie des Indes qui les exportait. À un moment donné, cette compagnie n'arrivait plus à répondre à la demande pour cet accessoire, alors la ville de Paisley a pris la relève, donnant son nom à ce motif. Le grand savoir en matière de tissage de cette petite ville lui a permis de se mettre de suite à la technique indienne, qui utilisait des fils d'une cinquantaine de couleurs puisées dans l'infini palette de la nature.
La sculptrice a traité ses cachemires tridimensionnels dans cet esprit. Elle explique: «Les variations de texture et les patines sont mes outils de contraste. L'aspect conceptuel de l'ensemble gravite naturellement autour des formes et des lignes simples. Cela résulte d'une profonde communion avec la nature acquise en Nouvelle-Zélande où j'ai grandi. Je fonce parfois la couleur argentée pour calmer la tonalité métallique sous la patine. Ailleurs, l'incorporation de l'or véhicule l'altérité et l'élément précieux. Dans d'autres pièces, j'ai combiné l'époxyde et la résine de papier pour obtenir sciemment l'effet d'imperfection d'un matériau. Car la nature en fait parfois des siennes.» Et l'artiste, elle, s'est servie de l'argile pour capter un ornement de tissage en zoom tridimensionnel.
Ces sculptures, actuellement exposées à la galerie Cross Mackenzie, à Washington, portent la signature de Tamara Laird qui a été fortement intéressée par le dessin paisley, également appelé cachemire. Après avoir exploré l'art de la céramique tel que pratiqué dans divers pays africains, asiatiques, européens et sud-américains, elle a allié l'argile, «un matériel essentiel au développement humain, à un symbole universel pour célébrer son potentiel ornemental». Une célébration qu'elle a voulu monumentale, à travers une variation sur un même thème: le paisley, une forme rappelant une larme, la feuille d'une plante, un fruit ou une virgule que l'on fait remonter aux Babyloniens qui l'utilisaient pour dater leurs palmiers. Elle représentait la croissance et la fertilité. Depuis, elle a été utilisée par...
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