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L'Irak n'est pas à l'abri du vent de révolte populaire

L'Irak, même démocratique, n'est pas à l'abri du vent de révolte qui souffle sur les pays arabes, et ses dirigeants doivent oeuvrer pour plus de justice sociale, ont estimé des imams irakiens lors de la grande prière du vendredi.
"Nous ne pouvons affirmer que ce qui s'est passé dans les pays arabes n'arrivera pas en Irak, même si le régime est démocratique", a averti dans son sermon Abdoul Mahdi al-Karbalaï, représentant dans la ville sainte chiite de Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, du Grand ayatollah Ali al-Sistani, le plus influent dignitaire chiite irakien.
L'Egypte est depuis 11 jours le théâtre de manifestations monstres pour réclamer le départ immédiat du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981. Un mouvement de révolte semblable a provoqué le mois dernier la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie et des manifestations ont également eu lieu en Jordanie et au Yémen.
"Beaucoup de choses ont changé en Irak", depuis le renversement de Saddam Hussein en 2003, a estimé Abdoul Mahdi al-Karbalaï. "Mais il n'y a pas de justice sociale et les partis politiques doivent s'occuper en priorité de l'intérêt général et non des intérêts privés."
"Tous les gouvernements, même ceux de régime démocratiques, doivent examiner les raisons profondes du mouvement de colère qui a débuté à Tunis", a-t-il dit.
A Hawija, à 230 km au nord-est de Bagdad, l'imam de la mosquée sunnite Abou Baker al-Saddiq a estimé que la révolte des populations arabes "ne s'arrêtera pas".
"Nous pourrions voir en Irak la même étincelle que dans les pays arabes", a averti cheikh Mohamed al-Joubouri. "Les hommes politiques irakiens doivent faire attention de servir leur peuple et de ne pas permettre la corruption et la mise en oeuvre des agendas étrangers".
L'imam de la principale mosquée de la ville de Koufa, voisine de Najaf, cheikh Dhiya al-Chaouki, a lui fustigé la réponse policière contre des manifestants la veille à al-Hamza, à 185 km au sud de la capitale.
"Les manifestants ne demandaient pas, comme en Egypte ou en Tunisie, un changement de régime. Ils ne voulaient qu'une amélioration des services de base. Etait-ce une demande illégitime?", a-t-il lancé.
L'Irak, même démocratique, n'est pas à l'abri du vent de révolte qui souffle sur les pays arabes, et ses dirigeants doivent oeuvrer pour plus de justice sociale, ont estimé des imams irakiens lors de la grande prière du vendredi."Nous ne pouvons affirmer que ce qui s'est passé dans les pays arabes n'arrivera pas en Irak, même si le régime est démocratique", a averti dans son sermon Abdoul Mahdi al-Karbalaï, représentant dans la ville sainte chiite de Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, du Grand ayatollah Ali al-Sistani, le plus influent dignitaire chiite irakien.L'Egypte est depuis 11 jours le théâtre de manifestations monstres pour réclamer le départ immédiat du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981. Un mouvement de révolte semblable a provoqué le mois dernier la chute du régime de Zine El Abidine Ben...