« Vous ressemblez aux jeunes de Tunisie et d'Égypte. Nous ne voulons pas une révolution violente mais un soulèvement pacifique (...), haussez la voix d'une manière pacifique et civilisée, car exprimer ses opinions est garanti par la Constitution », indique le groupe dans un communiqué publié sur le site. « Il ne faut plus accepter l'injustice », insiste-t-il. « Nous ne sommes pas contre ta personne mais contre la monocratie, la corruption et la tyrannie, et le fait que ta famille et tes proches se soient accaparé des richesses », indique encore le texte, en s'adressant au président syrien, Bachar el-Assad.
Le site Facebook est bloqué par les autorités syriennes, mais les internautes, grâce à certains programmes, peuvent contourner la censure. Un autre groupe Facebook a appelé à un sit-in jeudi à 15h00 devant le Parlement à Damas « en solidarité avec les étudiants, les employés, les chômeurs et les retraités désargentés ».
Samedi dernier, les forces de l'ordre avaient empêché un rassemblement de jeunes près de l'ambassade d'Égypte à Damas. L'appel à ce rassemblement de solidarité avec les manifestants avait été également lancé sur Facebook.
Concernant la révolte égyptienne, le quotidien syrien al-Watan, proche du gouvernement, a affirmé hier que l'après-Moubarak avait commencé en Égypte.
« L'Égypte vit la période d'après-Moubarak sur le plan populaire, social et politique, ainsi que sur le plan international », écrit al-Watan. « Les États-Unis ont laissé tombé Moubarak non pas parce qu'il a exécuté leur politique en réprimant, affamant et appauvrissant son peuple, mais surtout parce qu'il a été incapable de maîtriser son peuple et de l'assujettir », ajoute le quotidien dans un éditorial. « Réinstaller un régime national en Égypte n'est pas une mission impossible », estime encore le journal.

