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Moyen Orient et Monde - Irak

Maliki justifie la mise sous son giron d’institutions indépendantes

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a justifié hier la mise sous son giron d'institutions indépendantes. « Notre Constitution stipule la séparation des pouvoirs, mais il s'agit d'organismes ayant des fonctions exécutives, et moi, tant que je représente le pouvoir exécutif, je dois être au courant de l'activité de ces institutions », a-t-il dit lors d'un entretien télévisé sur la chaîne officielle Iraqiya.
Le 18 janvier, la Cour suprême, dont les arrêts ne sont pas susceptibles d'appel, avait décidé de placer sous l'autorité du gouvernement plusieurs institutions indépendantes, en arguant que leur fonction étant de nature exécutive, elles devaient être reliées au cabinet et non au Parlement. Cette décision avait suscité une levée de boucliers tant du côté de la Banque centrale que de la commission électorale et du Parlement. « L'Irak va perdre sa capacité à protéger ses avoirs à l'étranger en raison de cette décision », avait affirmé la semaine dernière le gouverneur de la Banque centrale irakienne, Sinan al-Chebibi, lors d'une rencontre avec le président du Parlement, Oussama al-Noujaifi, selon un communiqué du bureau de ce dernier.
M. Maliki a exclu une remise en cause de l'arrêt de la Cour suprême. « Remettre en cause ses décisions conduirait au chaos et à la ruine du pays », a-t-il dit. Parmi les institutions concernées figurent la Commission pour l'intégrité publique (CIP) luttant contre la corruption et la Commission des droits de l'homme.
Par ailleurs, M. Maliki a menacé de présenter ses propres candidats aux postes de ministres de la Défense, de l'Intérieur, de secrétaire d'État à la Sécurité nationale et de chef des services de renseignements. « Il n'y a pas d'accord entre les groupes parlementaires sur les personnalités qui doivent occuper ces postes. Si dans les prochains jours l'impasse persiste, je présenterai les quatre candidats que j'ai choisis et je demanderai un vote du Parlement », a-t-il dit.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a justifié hier la mise sous son giron d'institutions indépendantes. « Notre Constitution stipule la séparation des pouvoirs, mais il s'agit d'organismes ayant des fonctions exécutives, et moi, tant que je représente le pouvoir exécutif, je dois être au courant de l'activité de ces institutions », a-t-il dit lors d'un entretien télévisé sur la chaîne officielle Iraqiya.Le 18 janvier, la Cour suprême, dont les arrêts ne sont pas susceptibles d'appel, avait décidé de placer sous l'autorité du gouvernement plusieurs institutions indépendantes, en arguant que leur fonction étant de nature exécutive, elles devaient être reliées au cabinet et non au Parlement. Cette décision avait suscité une levée de boucliers tant du côté de la Banque centrale que de la commission...
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