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Diaspora

Taxi pour le Liban depuis Paris et Mexico

Savez-vous que les taxis peuvent franchir les mers et vous mener au cœur du Liban ? Nous en avons fait l'expérience avec des pilotes émérites à partir de Paris et de Mexico.
Il y a deux mois, dans un taxi de la capitale du Mexique, voyant que mes amis et moi-même venions du Liban, le conducteur mexicain nous menant au Centro Libanés nous montre la médaille autour de son cou : « Regardez, c'est une cliente d'origine libanaise qui me l'a offerte, il s'agit de la médaille de Saint-Charbel. Nous le vénérons beaucoup à Mexico, c'est un saint très miraculeux. D'ailleurs sa statue se trouve dans le sanctuaire de Notre-Dame de Guadeloupe! »
Deux semaines plus tard, nous voilà à Paris pour organiser la soirée avec le professeur libano-mexicain Habib Chamoun, et allant à sa rencontre en taxi, le conducteur algérien nous interpelle, sans rien savoir au début de nos origines : « J'ai vu en vous le cèdre du Liban, c'est un arbre millénaire que l'on ne trouve que dans quatre pays ! » Et il cite le Liban et le Mexique (!), et nous interroge pour confirmer que nous sommes libanais.
Puis en dix minutes de course, Mohammad nous livre un discours étonnant dont voici le contenu intégral. Une performance à cent à l'heure, confirmant l'importance du message émanant du Liban et défendu par des milliers d'amis du Liban dans le monde. À vous de le lire en attachant vos ceintures !

Le discours de l'ami algérien Mohammad
« Il y a quelque temps, je fais monter un client qui s'avère être un ressortissant d'un pays arabe du Golfe. Je lui fais part de la honte que ses dirigeants m'inspirent pour avoir aidé les États-Unis, au lieu de placer leur argent dans les banques libanaises ou auprès des grands banquiers libanais d'Amérique du Sud. Certains pays du Golfe ont participé à la guerre du Liban, et je leur en veux beaucoup pour cela. Même les tours jumelles détruites à New York avaient été construites en partie avec leur financement. Puis je m'arrête et demande au client de descendre de mon taxi.
« Vous savez, la plupart de nos livres en Algérie sont imprimés au Liban. Et je vais souvent du côté de la place de l'Opéra pour regarder (au bureau de la Middle East Airlines) des photos du Liban. Quand j'étais jeune, je rêvais d'épouser une Libanaise, mais j'ai finalement épousé une Algérienne à Paris ; et maintenant à chaque fois que je rentre au pays, ma mère me demande si j'ai trouvé la Libanaise, et ma femme lui répond : "Je suis sa Libanaise".
« Il y a une dizaine d'années, j'emmenais un couple d'Argentins d'origine libanaise manifester à la place du Trocadéro contre l'occupation syrienne du Liban. Je gare mon taxi et me joins à la foule, portant une banderole et entonnant des slogans avec les manifestants.
« Et en 1860, un général algérien est envoyé avec ses troupes à Damas. Les chrétiens étaient en train de se faire massacrer dans la montagne libanaise, et le général est intervenu pour tenter d'arrêter la tuerie et protéger les rescapés. Nous sommes pour l'unité du Liban, c'est essentiel pour le monde ! »

N.F.

Il y a deux mois, dans un taxi de la capitale du Mexique, voyant que mes amis et moi-même venions du Liban, le conducteur mexicain nous menant au Centro Libanés nous montre la médaille autour de son cou : « Regardez, c'est une cliente d'origine libanaise qui me l'a offerte, il s'agit de la médaille de Saint-Charbel. Nous le vénérons beaucoup à Mexico, c'est un saint très miraculeux. D'ailleurs sa statue se trouve dans le sanctuaire de Notre-Dame de Guadeloupe! »Deux semaines plus tard, nous voilà à Paris pour organiser la soirée avec le professeur libano-mexicain Habib Chamoun, et allant à sa rencontre en taxi, le conducteur algérien nous interpelle, sans rien savoir au début de nos origines : « J'ai vu en vous le cèdre du Liban, c'est un arbre millénaire que l'on ne trouve que dans quatre pays ! » Et il cite le...