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Moyen Orient et Monde - Jordanie

Nouvelle manifestation contre la cherté de la vie, dans le calme

À Amman, Irbid, Karak, Maan et Diban, le peuple jordanien a réclamé hier encore des réformes et un changement de gouvernement. Mohammad Hamed/Reuters

Au moins 3 000 personnes ont manifesté hier à Amman à l'appel des Frères musulmans, principale force d'opposition en Jordanie, et de sa branche politique, le Front de l'action islamique (FAI), pour protester contre la vie chère et la politique économique, réclamant un changement de gouvernement et des réformes, avec l'Égypte et la Tunisie en toile de fond. Mais contrairement à la Tunisie et l'Égypte, où les manifestations contre le régime ont fait ces dernières semaines plusieurs morts, le mouvement de protestation en Jordanie n'a pas été marqué pour le moment par des heurts avec les forces de l'ordre.
Depuis plusieurs jours, le roi Abdallah II multiplie les initiatives pour tenter d'apaiser la grogne populaire.
« À bas le gouvernement Rifaï » (le Premier ministre Samir Rifaï), « Nous voulons un gouvernement de salut national », « Ensemble pour des réformes politiques et économiques », « Salutations au peuple égyptien, toute la nation s'inspire de vous », pouvait-on lire sur les banderoles. « Nous voulons un gouvernement représentatif qui comprenne notre situation et nous donne un sentiment de sécurité. Nous ne voulons pas d'un gouvernement d'aristocrates, formé de riches et d'hommes d'affaires », a déclaré devant les manifestants le responsable des Frères musulmans, Hammam Saïd.
Comme lors de la précédente manifestation vendredi dernier, la police a voulu donner une image pacifique en distribuant de l'eau et des jus de fruits aux manifestants. Des rassemblements ont eu lieu également à Irbid, Karak, Maan et Diban, où près 2 000 personnes ont également protesté dans le calme. Il s'agit de la troisième journée de manifestations dans le royaume depuis la mi-janvier.
Au moins 3 000 personnes ont manifesté hier à Amman à l'appel des Frères musulmans, principale force d'opposition en Jordanie, et de sa branche politique, le Front de l'action islamique (FAI), pour protester contre la vie chère et la politique économique, réclamant un changement de gouvernement et des réformes, avec l'Égypte et la Tunisie en toile de fond. Mais contrairement à la Tunisie et l'Égypte, où les manifestations contre le régime ont fait ces dernières semaines plusieurs morts, le mouvement de protestation en Jordanie n'a pas été marqué pour le moment par des heurts avec les forces de l'ordre.Depuis plusieurs jours, le roi Abdallah II multiplie les initiatives pour tenter d'apaiser la grogne populaire.« À bas le gouvernement Rifaï » (le Premier ministre Samir Rifaï), « Nous voulons un gouvernement de...
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