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Moyen Orient et Monde - Tunisie

Ghannouchi passe à travers les mailles du remaniement

Le Premier ministre tunisien, Mohammad Ghannouchi, dernier chef du gouvernement du président déchu Ben Ali, a été reconduit hier à la tête du gouvernement de transition remanié d'où les principaux ministres qui avaient appartenu à l'équipe Ben Ali ont été écartés. Les postes-clés de l'Intérieur, de la Défense, des Finances et des Affaires étrangères changent ainsi de mains. Les Affaires étrangères sont confiées à Ahmad Ounaïs, un diplomate de carrière qui a servi sous les présidences de Habib Bourguiba et de Zine el-Abidine Ben Ali avant de prendre sa retraite. Au total, 12 ministères changent de titulaires.
Ce gouvernement a été formé à la suite de « consultations avec tous les partis politiques et les composantes de la société civile qui ont accepté d'y participer », a déclaré M. Ghannouchi avant d'égrener la liste de son nouveau gouvernement en direct à la télévision publique. « Sa mission sera d'organiser des élections pour que le peuple choisisse en toute liberté », a-t-il ajouté, en appelant les Tunisiens « à retourner au travail ». Le « gouvernement s'engage à ce que les élections soient organisées sous le contrôle d'une commission indépendante en présence d'observateurs internationaux pour en garantir la transparence », a-t-il ajouté.
Dans la journée, des milliers de Tunisiens avaient de nouveau manifesté, à l'appel de la puissante centrale syndicale UGGT, pour exiger le départ des ministres qui avaient servi le président Zine el-Abidine Ben Ali, comme Kamel Morjane (ex-ministre des Affaires étrangères).
À Tunis, des milliers de manifestants ont poursuivi le siège des bureaux du Premier ministre de transition sur l'esplanade de la Kasbah. L'armée a fait barrage à une manifestation de professeurs et d'élèves du secondaire en grève qui tentaient de les rejoindre, a constaté l'AFP. À Sidi Bouzid, où l'UGTT a appelé à une grève générale, des milliers de manifestants ont lancé : « Dégagez les pourris ! »
Juste avant l'annonce du remaniement ministériel, l'Union générale des travailleurs tunisiens avait fait part de sa décision de ne pas participer au prochain gouvernement tout en acceptant que M. Ghannouchi en reste le chef bien qu'il ait été le dernier Premier ministre en date de Ben Ali.
Par ailleurs, le chef du parti islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, en exil à Londres, prévoit de rentrer dimanche plus de 20 ans après avoir quitté la Tunisie, selon le porte-parole d'Ennahda à Paris. « Il ne rentre pas en triomphant, en revendiquant une quelconque place au gouvernement, mais comme simple citoyen », a déclaré à l'AFP Houcine Jaziri, représentant en France du parti interdit sous l'ancien régime.
Le Premier ministre tunisien, Mohammad Ghannouchi, dernier chef du gouvernement du président déchu Ben Ali, a été reconduit hier à la tête du gouvernement de transition remanié d'où les principaux ministres qui avaient appartenu à l'équipe Ben Ali ont été écartés. Les postes-clés de l'Intérieur, de la Défense, des Finances et des Affaires étrangères changent ainsi de mains. Les Affaires étrangères sont confiées à Ahmad Ounaïs, un diplomate de carrière qui a servi sous les présidences de Habib Bourguiba et de Zine el-Abidine Ben Ali avant de prendre sa retraite. Au total, 12 ministères changent de titulaires. Ce gouvernement a été formé à la suite de « consultations avec tous les partis politiques et les composantes de la société civile qui ont accepté d'y participer », a déclaré M. Ghannouchi avant...
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