Les pèlerinages de la Achoura puis d'Arabaïn, 40 jours plus tard, qui symbolisent le schisme entre les deux principales communautés musulmanes - chiites et sunnites -, sont chaque année la cible d'attaques d'insurgés sunnites. Hussein, petit-fils de Mohammad et fils de Ali, a été tué en 680 par les troupes du calife omeyyade Yazid lors d'une bataille dans le désert de Kerbala. Il s'agissait d'un conflit pour le leadership des musulmans 48 ans après la mort du fondateur de l'islam.
Dans d'autres attaques lundi, à Bagdad, le général Thamer Hassan Saleh, rattaché aux services du Premier ministre Nouri al-Maliki, a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale près de son domicile dans le quartier de Ghazaliya (Ouest), selon un responsable du ministère de l'Intérieur. Un officier des renseignements a également été blessé dans l'explosion. Dans le nord-ouest de la capitale, huit personnes ont été blessées par une autre bombe près d'une station service du quartier de Choula, a-t-il ajouté.
Deux membres des milices Sahwa luttant contre el-Qaëda ont par ailleurs été abattus à l'aube par des hommes armés dans la localité d'al-Hamira, dans la province de Kirkouk, au nord de Bagdad, a annoncé la police locale.
Les violences en Irak ont semblé diminuer après la conclusion en novembre d'un accord de partage de pouvoir qui a permis le mois dernier la formation d'un gouvernement. Mais le pays a été le théâtre la semaine dernière de trois jours de sanglants attentats qui ont fait au moins 116 morts.


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