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Moyen Orient et Monde - Iran

Téhéran évoque une reprise des discussions après l’échec d’Istanbul

La République islamique a renforcé ses activités nucléaires, selon un rapport scientifique.
L'Iran a tendu la main hier aux grandes puissances pour reprendre les discussions autour de son programme nucléaire controversé, au lendemain de l'échec d'une rencontre à Istanbul. Malgré cet échec, « les conditions sont réunies pour parvenir à de bons accords lors de réunions futures si l'autre partie (les grandes puissances) fait preuve de justice et de respect » à l'égard de l'Iran, a déclaré Mahmoud Ahmadinejad dans un discours prononcé à Rasht.
L'Iran et les grandes puissances réunies au sein du groupe des 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU : États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne plus l'Allemagne) ne sont pas parvenus à s'entendre sur les moyens de régler leur conflit autour du programme nucléaire iranien, à l'issue de deux jours de discussions vendredi et samedi à Istanbul. Les deux parties, qui se sont séparées sans même décider d'une nouvelle rencontre, se sont rejeté la responsabilité de cet échec. « L'Iran a tout bloqué en posant des conditions préalables totalement inacceptables », a affirmé la ministre française Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, tandis que son homologue britannique, William Hague, a jugé l'attitude iranienne « extrêmement décevante ». Le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, s'est dit lui aussi déçu du résultat des discussions. Washington a toutefois estimé que « la porte reste ouverte » à une solution diplomatique de la crise, alors que le vice-ministre chinois de Affaires étrangères, Wu Hailong, estimait que « la question du nucléaire iranien est une question compliquée et sensible, et ne peut de toute évidence être réglée en une ou deux discussions ».
L'Iran a réclamé à Istanbul une levée des sanctions internationales comme préalable à toute discussion sur la question nucléaire et a refusé par avance d'abandonner l'enrichissement d'uranium dont six résolutions des Nations unies exigent la suspension. Téhéran veut également élargir les discussions aux questions de sécurité internationales, incluant l'arsenal nucléaire d'Israël, alors que les grandes puissances veulent les centrer sur le seul programme nucléaire iranien.
L'Iran a la capacité technique de fabriquer l'arme nucléaire, et ses activités atomiques ne semblent pas marquer le pas, affirme par ailleurs un rapport scientifique la Fédération des scientifiques américains (FAS), contredisant des estimations américaines. Selon Ivanka Barzashka, de la FAS, la capacité d'enrichissement en uranium s'est accrue l'année dernière, réduisant par là même le temps nécessaire à la fabrication d'armes atomiques. « L'accroissement de la capacité est dû à une amélioration de la performance des centrifugeuses », écrit-elle dans son rapport. Selon elle, il ne fait « aucun doute » que l'Iran a la capacité technique de fabriquer une bombe nucléaire s'il le souhaite. « Mais l'ambiguïté demeure sur les intentions de l'Iran. Téhéran pourrait vouloir maintenir l'option du développement d'armes nucléaires dans un avenir non défini. »
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, avait déclaré récemment que les sanctions adoptées à l'encontre de l'Iran pour le convaincre de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium affectaient son programme nucléaire. Début janvier, des documents des services de renseignements israéliens indiquaient qu'Israël pensait que l'Iran ne serait pas en mesure de se doter de l'arme nucléaire avant 2015. Un ancien général s'était en outre prononcé contre d'éventuelles frappes préventives sur les sites nucléaires iraniens. Selon certains analystes, le programme nucléaire iranien rencontre des difficultés techniques depuis plusieurs années, notamment en raison des centrifugeuses utilisées, calquées sur un modèle européen des années 1970, enclin à la surchauffe et aux vibrations.
L'Iran a tendu la main hier aux grandes puissances pour reprendre les discussions autour de son programme nucléaire controversé, au lendemain de l'échec d'une rencontre à Istanbul. Malgré cet échec, « les conditions sont réunies pour parvenir à de bons accords lors de réunions futures si l'autre partie (les grandes puissances) fait preuve de justice et de respect » à l'égard de l'Iran, a déclaré Mahmoud Ahmadinejad dans un discours prononcé à Rasht.L'Iran et les grandes puissances réunies au sein du groupe des 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU : États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne plus l'Allemagne) ne sont pas parvenus à s'entendre sur les moyens de régler leur conflit autour du programme nucléaire iranien, à l'issue de deux jours de discussions vendredi et...
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