En buisson.
Ainsi, à part la fascinante vision de cette fleur, le public est invité à la découvrir sous ses différentes facettes chinoises :
- Dans l'art et la culture
La sublimation des orchidées s'exprime, dit-on, par sa contemplation : qu'elles soient solitaires, en grappes exubérantes, en arrangements savants ou en des formes modifiées ou nouvelles. Autant de variétés exposées, allant de celles aux pedigrees ancestraux aux créations contemporaines de type nouveau.
- En médecine
Le plus ancien texte pharmaceutique chinois, le Chen Nong, fait une liste de 364 substances végétales, minérales et animales à caractère thérapeutique, qui inclut plusieurs variétés d'orchidées dont les « Bletilla » et les « Dendrobium ».
- Extravagance florale
Aujourd'hui, le monde des orchidées est une étourdissante débauche de créativité. La culture de cette fleur est devenue une industrie concurrentielle en Chine et dans plusieurs autres pays asiatiques. Tous, à qui mieux mieux, s'ingénient à lui donner des atours inédits et à la rendre accessible à tous.
Témoin, une forêt d'orchidées aux morphologies étonnantes : il y a les blanches qui cascadent en branches, les vertes en forme de clochettes, celles nommées « la culotte de la dame » (qui épousent la forme d'une abeille femelle pour attirer l'abeille mâle), celles dont les feuilles ont l'air de pétales. Orgie de couleurs également : des rouges feu, des orange flamboyants, des jaunes éclatants, des marron foncé, des fuchsia phosphorescents.
À l'encre de Chine
De cette serre-musée on est convié à découvrir les orchidées sur cimaises, (à la Sackler Gallery), telles que revisitées par les pinceaux des artistes. Au total, une vingtaine d'œuvres dont la plupart de leurs auteurs se sont référés au philosophe Confucius qui comparaît l'homme vertueux à l'orchidée. Il avait dit : « D'une orchidée, dans une profonde forêt, émane une senteur, même si personne n'est là pour en profiter. Ainsi, les hommes de noble caractère s'en tiennent fermement à leur principe, en toute circonstance. » Durant la dynastie Song (960-1279), les artistes ont méticuleusement peint en couleur l'orchidée. À partir du XIIIe siècle, ils optent pour l'encre et la forme calligraphique. Parallèlement, les moines appartenant à l'école Chan du bouddhisme ont développé leur propre style d'évocation des orchidées à l'encre de Chine, au XIVe, siècle peinture à l'encre de Chine. Idem pour une coterie d'artiste de cour : dites le avec une orchidée, mieux que toute autre fleur.


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