1. Le ministre des Télécoms n'a pas démis de ses fonctions ni écarté M. Abdel Moneem Youssef dans les dernières heures avant la démission du cabinet. La réalité a été exposée par le ministre Charbel Nahas lors de la conférence de presse tenue le 18 janvier.
2. Ce qui s'est réellement passé c'est que le ministre Nahas, face aux nombreuses vacances de directions et postes importants du ministère (dues notamment au décès récent d'un responsable, entre autres) a chargé, par un acte ordinaire de gestion, des ingénieurs et des fonctionnaires chevronnés du cadre de remplir ces postes afin d'assurer la pérennité du service et d'accompagner les évolutions qui interviennent du fait des investissements en cours pour améliorer les prestations du ministère tant au niveau des équipements que des services. Parmi ces personnes désignées figure l'ingénieur Ghassan Nasser nommé directeur de l'exploitation. Quand ce dernier a voulu prendre possession de son bureau, le directeur général de l'exploitation et de la maintenance, M. Abdel Moneem Youssef, a refusé de lui en remettre la clef. M. Nasser s'est alors tourné vers le responsable de la maintenance au sein du ministère, lequel lui a dit que le directeur général de l'exploitation et de la maintenance l'a menacé de lui retirer le contrat de maintenance qui le lie au ministère si la clef était donnée. Au vu de ces refus, M. Nasser a demandé son accord pour demander à un menuisier d'ouvrir le bureau et d'en changer la clef.
3. Face à cette situation M. Youssef s'est enfermé dans son bureau, transformé en camp retranché, et a demandé à des proches de lui venir en renfort tout en contactant des médias en prétendant que le ministre l'avait assiégé dans son bureau ; alors qu'il avait essayé de profiter de la situation délicate du pays pour exciter certaines susceptibilités, son mensonge a fait long feu vu qu'il a interdit lui-même aux journalistes d'entrer s'assurer de la véracité de ses dires.
4. Le ministre Nahas a demandé à l'encontre de M. Youssef les sanctions réglementaires en rapport avec la gravité des faits qui lui sont reprochés, tant au niveau réglementaire que national.

