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Liban

L’enseignement, l’un des métiers les plus stressants

Professeur de littérature française depuis 23 ans, Reem affirme que « l'enseignement est l'un des métiers les plus stressants, puisqu'il nécessite une humeur égale, une disponibilité totale et plus que de la patience, de la gentillesse et de la douceur ».
« Le problème c'est que de nos jours, il faut accepter un nouveau public scolaire et faire taire ses frustrations, car les attentes sont revues à la baisse, poursuit Reem. Les élèves sont actuellement peu francophones, très peu cultivés et intellectuellement paresseux. De plus, ils affichent une familiarité qui frôle dans certains cas l'impolitesse et qu'ils considèrent de surcroît comme tout à fait normale. »
Reem confie ainsi qu'elle ressent le stress dans la frustration quotidienne liée à la profession et le public qu'elle a à gérer. À cela s'ajoute le fait de « rentrer chez soi et avoir en prévision deux heures supplémentaires de travail, après une journée de cours ».
Comment se répercute ce stress sur sa personne ? « Par une fatigue et parfois par une certaine négligence lors des corrections, confie-t-elle. Mais aussi par l'impatience quelquefois à répéter une explication devant certains élèves qui sont nécessairement plus lents que d'autres et devant des comportements généraux qui dérangent. Le stress commence à l'école où il faut se contrôler tout le temps, puisqu'on se doit de maintenir une relation professionnelle avec les élèves. »
Comment gère-t-elle ce stress ? « Je me redis combien j'aime ce métier, répond-elle. Par ailleurs, j'essaie de relativiser et de proportionner mon métier par rapport à ma vie. Je me fixe des priorités. Et puis, parfois, il y a un résultat satisfaisant dans une classe et quelque chose de gratifiant. Mais là encore, il y a un sentiment de frustration, parce que parfois les résultats sont lents et nécessitent souvent une ou deux années pour les ressentir. Finalement, ce n'est pas nous qui en bénéficions. »
« L'enseignement est un métier où on travaille avec chaque personne individuellement, affirme Reem. On a beau donner un cours en groupe, il faut l'adapter à la particularité et au besoin de chaque élève. Personnellement, je me rends compte, après 23 ans d'enseignement, que je ne suis pas faite pour le public actuel. Je n'ai pas de problème à imposer mon autorité. Mais les élèves ont peu de savoir-vivre et manquent d'éducation, au point que le dialogue et la communication se transforment en demandes et en réclamations pour finir certaines fois en attaques. »
Professeur de littérature française depuis 23 ans, Reem affirme que « l'enseignement est l'un des métiers les plus stressants, puisqu'il nécessite une humeur égale, une disponibilité totale et plus que de la patience, de la gentillesse et de la douceur ».« Le problème c'est que de nos jours, il faut accepter un nouveau public scolaire et faire taire ses frustrations, car les attentes sont revues à la baisse, poursuit Reem. Les élèves sont actuellement peu francophones, très peu cultivés et intellectuellement paresseux. De plus, ils affichent une familiarité qui frôle dans certains cas l'impolitesse et qu'ils considèrent de surcroît comme tout à fait normale. »Reem confie ainsi qu'elle ressent le stress dans la frustration quotidienne liée à la profession et le public qu'elle a à gérer. À cela s'ajoute le...
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