Mardi, le secrétaire général du FAI, Hamzeh Mansour, a affirmé que son parti avait des « preuves de fraude électorale », lors des élections législatives de novembre, et réclamé la dissolution de la Chambre des députés et la chute du gouvernement de Samir Rifaï. M. ben Rsheid a précisé que le FAI demande la « formation d'un gouvernement transitoire qui supervisera l'organisation de nouvelles élections libres et transparentes sur la base d'une nouvelle loi juste et démocratique ». Les islamistes ont boycotté les élections de novembre pour protester contre la loi électorale sur la base d'un système uninominal, qu'ils estiment à leur désavantage.
M. ben Rsheid a par ailleurs annoncé une manifestation contre la vie chère et pour les réformes politiques, demain, organisée par le mouvement islamique qui regroupe le FAI et la confrérie des Frères musulmans, des partis de gauche et les syndicats professionnels. Quelque 25 % des Jordaniens vivent sous le seuil de la pauvreté, selon une étude du Conseil économique et social jordanien. Vendredi dernier, des milliers de personnes avaient manifesté dans le calme dans plusieurs villes du royaume pour dénoncer l'inflation et le chômage, et réclamer la chute du gouvernement, en dépit du déblocage par ce dernier de 120 millions de dinars (169 millions de dollars) pour faire baisser les prix et créer des emplois. Un sit-in de protestation a été organisé dimanche à Amman devant le Parlement. La veille, une cinquantaine de syndicalistes avaient participé à un sit-in devant l'ambassade de Tunisie et appelé à la propagation de « la révolution tunisienne ».

