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Sport - Football - Coupe De La Ligue

Paris-SG : la thèse de l’accident ?

La sortie de route du PSG en Coupe de la Ligue va-t-elle casser la dynamique d'un club jusqu'ici en course sur quatre tableaux ? La vigilance est de mise après les signaux inquiétants envoyés mardi à Montpellier, même si les Parisiens évitent pour le moment de dramatiser.

Le manque de réalisme des attaquants de Paris à l’instar de Melvut Erding a coûté la victoire au club en demi-finale de la Coupe de la Ligue face à Montpellier. Pascal Guyot/AFP

La capacité ou non du Paris SG à tenir la cadence sur la durée après sa première belle partie de saison a été l'une des questions les plus en vogue durant la trêve hivernale. Ligue 1, Europa League, Coupe de France et Coupe de la Ligue : le club de la capitale avait jusque-là tout englouti sans dommage collatéral.
Mais l'élimination (1-0 a.p.) en demi-finale d'une épreuve dont le PSG s'était fait une spécialité (3 victoires) constitue un sérieux coup d'arrêt et ne peut, à première vue, que renforcer le camp des sceptiques ou au moins entretenir le doute.
Ce sont surtout certaines défaillances individuelles qui posent problème et font baisser subitement la cote parisienne.
Muselé comme jamais par ses cerbères montpelliérains, Nenê a sans doute eu à La Mosson un aperçu du traitement de choc qui lui sera désormais réservé, le revers de la médaille après ses formidables débuts sous les couleurs parisiennes.
Le Brésilien, auteur de 18 buts toutes compétitions confondues et considéré par beaucoup comme le meilleur joueur évoluant actuellement en France, a été l'ombre de lui-même mardi avant d'être remplacé dès l'heure de jeu par Clément. Il devra s'habituer à son nouveau statut et peut-être modifier son jeu pour perpétuer la magie du début de saison et éviter de devenir prévisible. À sa décharge, Nenê se débat depuis plusieurs jours avec des problèmes de bronches qui l'avaient déjà handicapé contre Sochaux (2-1), samedi en championnat.
Hoarau n'a pas les mêmes excuses à faire valoir. L'attaquant réunionnais a pourtant gâché deux face-à-face avec Pionnier, le portier héraultais, et a fini par s'autodésigner comme le bourreau de son équipe.
« Montpellier peut me remercier, je leur ai donné la finale, mais la vie d'un attaquant est faite d'aléas », a-t-il déclaré. À deux semaines de la divulgation de la liste pour l'amical France-Brésil (le 9 février au Stade de France) et sous les yeux de Jean-Louis Gasset, l'adjoint du sélectionneur Laurent Blanc, Hoarau a une nouvelle fois montré des carences énormes dans la finition.
Des faiblesses récurrentes qui finissent par éclipser l'énorme travail qu'il abat dans la construction du jeu et qui pourraient coûter très cher à l'avenir au PSG, surtout si Nenê n'a plus le même rendement et qu'Erding continue d'errer comme une âme en peine sur le terrain.
Le conflit entre l'entraîneur Antoine Kombouaré et Stéphane Sessegnon, qui souhaite quitter la capitale, prive également le PSG d'une solution de remplacement.
Malgré ces nuages qui s'accumulent, Kombouaré et ses joueurs préféraient toutefois au coup de sifflet final s'appuyer sur la nouvelle force mentale du groupe parisien.
« On est tous très déçus, mais je suis très fier de la performance de mes joueurs, a expliqué l'entraîneur du PSG. Nous devons repartir de l'avant.
Mais j'ai confiance, vu notre état d'esprit et la qualité du jeu que l'on propose. On a la chance d'être encore sur trois compétitions. Ce qui est important, c'est notre état d'esprit. »
Cette faculté de rebondir après un échec, maintes fois démontrée cette saison, est pour l'instant la seule branche à laquelle se raccrochent les Parisiens.
« Il faut digérer et arriver à enchaîner, garder le cap. Mais on est suffisamment forts », a affirmé le gardien Grégory Coupet qui a peut-être disputé à Montpellier le dernier match de sa carrière. Il faudra le prouver dès dimanche contre Agen (CFA 2), lors d'un 16e de finale de Coupe de France, match couperet pour Paris.
La capacité ou non du Paris SG à tenir la cadence sur la durée après sa première belle partie de saison a été l'une des questions les plus en vogue durant la trêve hivernale. Ligue 1, Europa League, Coupe de France et Coupe de la Ligue : le club de la capitale avait jusque-là tout englouti sans dommage collatéral.Mais l'élimination (1-0 a.p.) en demi-finale d'une épreuve dont le PSG s'était fait une spécialité (3 victoires) constitue un sérieux coup d'arrêt et ne peut, à première vue, que renforcer le camp des sceptiques ou au moins entretenir le doute.Ce sont surtout certaines défaillances individuelles qui posent problème et font baisser subitement la cote parisienne.Muselé comme jamais par ses cerbères montpelliérains, Nenê a sans doute eu à La Mosson un aperçu du traitement de choc qui lui sera désormais...
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