Le député Nicolas Fattouche recevant l’ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly. Photo Danielle Khayat
Mme Connelly a invité toutes les parties à garder le calme et à privilégier le dialogue constructif, afin de trouver des solutions au problème libanais. Elle a précisé que les États-Unis continuent de travailler avec le gouvernement présidé par Saad Hariri, chargé d'expédier les affaires courantes, dans les différents domaines de la coopération bilatérale. L'ambassadrice américaine a ajouté que son gouvernement continue de soutenir le Tribunal spécial pour le Liban, meilleur espoir des Libanais de tourner la page d'une histoire chargée de violence et d'assassinats politiques.
De son côté, le député Nicolas Fattouche a précisé que la visite de l'ambassadrice Connelly survient à un moment délicat et à la veille d'une échéance constitutionnelle importante. « J'ai été franc avec l'ambassadrice, a-t-il dit. Je lui ai fait part de mes convictions patriotiques, qui prennent leur source dans les valeurs des fils de Zahlé et de la Békaa, sur base de la coexistence fraternelle. »
Concernant la formation du gouvernement, M. Fattouche a affirmé qu'il poursuit concertations et réflexions avec ses proches et ses partisans pour prendre la décision adéquate qui servirait les hauts intérêts du Liban, de Zahlé et de la Békaa. « J'ai dit (à Mme Connelly) que je suis avec les positions qui vont dans le sens de la Constitution et de l'intérêt général. Des positions modérées, qui instaurent la paix civile et éloignent le Liban de tout danger », a-t-il souligné. Le député de Zahlé a enfin observé qu'il ne fait partie ni du 8 Mars ni du 14 Mars. « Je suis indépendant », a-t-il conclu.

