Accompagné du député Ali Amar, le chef du Bloc parlementaire de la Résistance a été reçu hier par l’ancien président Émile Lahoud. Photo Dalati et Nohra
« Nous œuvrons actuellement pour obtenir la formation d'un gouvernement fort présidé par quelqu'un qui a une histoire dans la Résistance et qui est capable de faire face aux projets hégémonistes », a déclaré le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, au terme d'un entretien avec l'ancien président, Émile Lahoud. M. Raad a aussi mis l'accent sur « l'option politique » et s'est dit « soucieux de la dynamisation des institutions constitutionnelles et de la protection du Liban contre les ingérences étrangères ». Selon lui, la démission des ministres de l'opposition « a fait échec aux plans de l'Occident » au Liban.
Au moment où le ministre du Tourisme, Fadi Abboud, assurait que l'opposition n'avait pas de candidat sunnite et excluait un recours à la rue, le PSNS et le Baas tenaient le même discours que celui du député du Hezbollah.
Le chef du PSNS, le député Assaad Hardane, qui a reçu hier l'ancien ministre Abdel Rahim Mrad, a indiqué que « c'est parce que le 14 Mars tendait l'oreille aux injonctions étrangères, notamment américaines, que l'opposition a pris des mesures de nature à protéger le pays et à barrer la voie aux forces qui essaient de nuire à la stabilité et à la paix libanaises ». Selon lui, le prochain Premier ministre « devrait se conformer à un programme national susceptible de préserver les intérêts du Liban et reposant sur des bases précises, dont principalement la Résistance ».
Le représentant de l'assemblée générale du Baas, Mohammad Chaker Kawwas, a réclamé une représentation de son parti dans le gouvernement, « qui doit être capable de préserver la souveraineté libanaise et la Résistance », alors que le secrétaire général du Baas, Fayez Chakar, qui a tenu deux réunions, l'une avec le commandement des Mourabitoun que préside le général Moustapha Hamdane et l'autre avec le vice-président du Conseil supérieur chiite cheikh Abdel Amir Kabalan, a indiqué que son bloc parlementaire nommera « un candidat avec qui il a des affinités, c'est-à-dire qui pourra protéger le pays grâce au trinôme armée-peuple-Résistance ».
MM. Chakar et Hamdane ont tous deux reproché au chef du gouvernement sortant, Saad Hariri, de « s'incliner devant la volonté américaine ».


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