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Moyen Orient et Monde - Iran

Téhéran refuse de discuter de son « dossier nucléaire » à Istanbul

Le chef par intérim de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, a déclaré hier que l'Iran refusait de discuter de son « dossier nucléaire » avec les grandes puissances les 21 et 22 janvier à Istanbul (Turquie), réaffirmant la position de Téhéran sur les discussions avec le 5+1. « Les questions techniques et juridiques nucléaires de tout pays peuvent seulement être évoquées dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et de ses règles », a ajouté M. Salehi, également chef du programme nucléaire iranien. « L'agence est la seule autorité compétente pour juger de ces questions », a-t-il affirmé. Ainsi, « négocier avec le groupe 5+1 d'une question appelée le nucléaire (de l'Iran), qui, de notre point de vue, est une fabrication de l'Occident, n'a pas de sens », a-t-il ajouté.
« Lors des dernières négociations (à Genève), les deux parties se sont mises d'accord pour négocier sur la base des points communs », a déclaré encore M. Salehi. Selon lui, « il faut créer un groupe de travail sur les questions sécuritaires, un groupe de travail sur l'économie et un groupe de travail sur les questions nucléaires, qui peuvent inclure d'une manière générale le désarmement (nucléaire), la non-prolifération et (...) la coopération nucléaire ».
L'Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) doivent se retrouver à Istanbul pour reprendre les discussions nucléaires. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, se rend à Istanbul aujourd'hui et vendredi pour préparer la réunion.
Parallèlement, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton poursuivait hier sa tournée golfiote au menu de laquelle se trouve le nucélaire iranien. Hier, elle a rencontré à Mascate le sultan Qabous de Oman avec qui elle a évoqué la coopération entre le sultanat de Oman et les États-Unis, ainsi que les développements régionaux et internationaux, selon l'agence officielle omanaise ONA. Comme à chaque étape de sa tournée, la secrétaire d'État a également rencontré des représentants de la société civile. Elle a souligné au cours de la rencontre les progrès impressionnants accomplis dans le pays depuis l'accession au pouvoir du sultan Qabous il y a 40 ans. Oman entretient de bonnes relations à la fois avec les États-Unis et l'Iran, et plaide pour une solution diplomatique dans l'affaire du programme nucléaire iranien controversé.
Après Mascate, Hillary Clinton est attendue à Doha où elle doit participer aujourd'hui au Forum de l'avenir aux côtés de son homologue française Michèle Alliot-Marie et du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

Le chef par intérim de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, a déclaré hier que l'Iran refusait de discuter de son « dossier nucléaire » avec les grandes puissances les 21 et 22 janvier à Istanbul (Turquie), réaffirmant la position de Téhéran sur les discussions avec le 5+1. « Les questions techniques et juridiques nucléaires de tout pays peuvent seulement être évoquées dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et de ses règles », a ajouté M. Salehi, également chef du programme nucléaire iranien. « L'agence est la seule autorité compétente pour juger de ces questions », a-t-il affirmé. Ainsi, « négocier avec le groupe 5+1 d'une question appelée le nucléaire (de l'Iran), qui, de notre point de vue, est une fabrication de l'Occident, n'a pas de sens », a-t-il...
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