"Le Nouvel An à Jérusalem-Est a débuté avec une tendance inquiétante: au cours des deux derniers jours la municipalité de Jérusalem a démoli des bâtiments d'habitation à Cheikh Jarrah et Beit Hanina", a déploré dans un communiqué l'organisation, en référence à deux quartiers palestiniens.
"C'est une continuation de la nette augmentation des démolitions de maisons à Jérusalem-Est qui est la tendance depuis la mi-2010 et plus significativement les deux derniers mois de 2010", précise, chiffres à l'appui, Ir Amim, qui milite pour la coexistence israélo-palestinienne à Jérusalem.
L'ONG a recensé 74 démolitions sur ordre de la municipalité israélienne, dont les trois quarts (55) au second semestre et près de la moitié (32) en novembre et décembre.
"La question des démolitions de maisons à Jérusalem n'est pas une application neutre de la loi mais un élément d'une politique plus vaste destinée à affaiblir la société civile palestinienne à Jérusalem-Est et à la chasser", estime Ir Amim.
"La question de la construction sans permis à Jérusalem-Est est le résultat direct de décennies de politique israélienne qui omet systématiquement la nécessaire planification urbaine de cette partie de la ville qui permettrait aux Palestiniens de construire en accord avec la loi", selon le texte.
Le 22 décembre, le coordinateur des actions humanitaires de l'ONU dans les territoires palestiniens occupés Maxwell Gaylard s'était alarmé de l'augmentation du nombre de démolitions à Jérusalem-Est et dans les zones sous contrôle total israélien de Cisjordanie, de 275 en 2009 à 396 en 2010.
Dans un rapport publié à l'occasion du Nouvel An, l'ONG palestinienne Al-Maqdese, qui fournit des statistiques similaires, évalue à 72 le nombre de démolitions à Jérusalem-Est en 2010.
Israël considère Jérusalem-Est comme partie intégrante de capitale "éternelle et indivisible", alors que les Palestiniens veulent en faire la capitale de leur futur Etat.


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