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Liban

Les autorités musulmanes et chrétiennes stigmatisent l’acte barbare

Après l'attentat sanglant qui a endeuillé la communauté copte d'Égypte, à la suite de l'explosion qui a visé l'église des Saints à Alexandrie dans la nuit de la Saint-Sylvestre, les instances religieuses libanaises dans leur ensemble se sont élevées contre ce qu'elles ont qualifié d'acte terroriste criminel.
Le mufti de la République cheikh Mohammad Rachid Kabbani a vivement dénoncé un acte criminel qui porte selon lui « la marque » de l'ingérence étrangère dans le conflit arabo-israélien, et qui vise à déstabiliser d'un côté les relations entre les chrétiens et les musulmans, et de l'autre l'entente nationale égyptienne.
L'uléma Ali Fadlallah a pour sa part dénoncé « un crime barbare que les musulmans refusent », mettant en garde les pays arabes et musulmans contre un complot qui vise à créer des conflits entre « les différentes communautés religieuses ».
Il a ajouté que ce crime contre des innocents aurait suscité la même condamnation s'il avait pris pour cible une mosquée ou tout autre lieu de culte, et que l'ensemble des musulmans, chiites soient-ils ou sunnites, « rejettent et condamnent cet acte » et tout autre qui toucherait des innocents, de quelque nationalité qu'ils soient.
Pour sa part, le mufti du Mont-Liban cheikh Mohammad Ali Jouzou a déclaré que l'attentat contre les Coptes d'Égypte est « le fait des sionistes » qui cherchent à semer la discorde dans le monde arabe, assurant « qu'aucun musulman » d'Égypte ne pourrait être l'auteur d'un tel acte qui ternit d'abord « la réputation des musulmans ».
« Les musulmans, a-t-il poursuivi, prennent à cœur la sécurité des chrétiens », pressant les autorités chrétiennes à « contrer » les attaques et à « résister » aux conflits interreligieux.
Le mufti Ahmad Kabalan a également condamné « un acte hautement criminel », appelant les musulmans et les chrétiens à rester « unis contre les dangers » qui guettent la région.
Pour le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, ceux qui sont derrière l'attentat contre l'église des Saints à Alexandrie visent à semer « le chaos et la terreur en Égypte ».
Il a jugé que cet acte « porte les traces sionistes », visant à allumer les feux des dissensions religieuses entre les communautés. Il a appelé tous les religieux ainsi que le peuple égyptien à « s'unir » contre un plan qui vise la stabilité de l'Égypte.
Le patriarche d'Antioche grec-catholique Grégoire III Laham a vivement condamné l'attentat d'Alexandrie, estimant que le terrorisme « ne reconnaît ni religion ni valeur humaine », déplorant fortement les attaques qui visent les chrétiens de la région.
Il a pressé les chrétiens de se mettre « sous la protection de l'État », les appelant à s'attacher encore plus à leur foi.
Mgr Béchara Rahi a également stigmatisé l'attaque contre l'église d'Alexandrie, jugeant que les condamnations ne sont plus suffisantes.
Les chrétiens, a-t-il averti, vivent dans des conditions difficiles en Égypte et il a souhaité qu'ils soient traités sans discrimination par le gouvernement égyptien.
Il a en outre appelé à « un sommet musulman » afin que des décisions fermes soient prises par les responsables arabes pour arrêter les attaques contre les chrétiens, mettant en garde contre « le risque de propagation » de cette violence dans le monde.
Mgr Rahi a également pressé la Ligue arabe à se réunir pour normaliser la situation sécuritaire sur le terrain.
Après l'attentat sanglant qui a endeuillé la communauté copte d'Égypte, à la suite de l'explosion qui a visé l'église des Saints à Alexandrie dans la nuit de la Saint-Sylvestre, les instances religieuses libanaises dans leur ensemble se sont élevées contre ce qu'elles ont qualifié d'acte terroriste criminel.Le mufti de la République cheikh Mohammad Rachid Kabbani a vivement dénoncé un acte criminel qui porte selon lui « la marque » de l'ingérence étrangère dans le conflit arabo-israélien, et qui vise à déstabiliser d'un côté les relations entre les chrétiens et les musulmans, et de l'autre l'entente nationale égyptienne.L'uléma Ali Fadlallah a pour sa part dénoncé « un crime barbare que les musulmans refusent », mettant en garde les pays arabes et musulmans contre un complot qui vise à créer des...
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