Selon une source policière, le bilan des victimes pourrait s'aggraver car 90 % du bâtiment a été détruit par l'explosion. D'autres victimes pourraient être coincées sous les décombres. Les forces de sécurité ont fermé les rues proches du poste de police, interdisant l'accès aux journalistes. Les forces de sécurité irakiennes demeurent des cibles privilégiées des mouvements insurgés en Irak, et notamment de la branche irakienne d'el-Qaëda. C'est elle qui avait notamment revendiqué la vingtaine d'attentats perpétrés le 25 août, au cours desquels 53 personnes, dont plus de la moitié de policiers, avaient péri.
Les violences en Irak ont nettement diminué par rapport au pic observé en 2006 et 2007. Et novembre a été le mois le moins meurtrier en un an pour la population irakienne, selon des chiffres officiels. Pour autant, les attentats demeurent très fréquents, notamment dans la province de Ninive, dont Mossoul est la capitale, en raison de tensions ethniques et confessionnelles qui compliquent la lutte contre el-Qaëda. Les relations entre Arabes sunnites et Kurdes sont particulièrement tendues dans la province en raison de la volonté des autorités du Kurdistan de rattacher une partie de ce territoire à leur région autonome, qui regroupe les trois provinces de Dohouk, Erbil et Souleimaniyeh. Mossoul se trouve au cœur d'une bande de territoire de 650 km de long, de la Syrie à l'Iran, que se disputent le gouvernement central et les autorités du Kurdistan. Ninive compte en outre des minorités de chrétiens assyriens, de Chabaks, de Turcomans et de yazidis.


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