T.W. : C'est génial ! J'ai l'impression d'être sur un petit nuage. Pourtant, à chaque fois, ce n'est jamais fait et je me dis que cela va être difficile. Aujourd'hui, j'étais soulagée en arrivant à la fin de la deuxième manche.
La pression était-elle forte avant cette seconde manche ?
Ce n'est jamais une position évidente quand on est en tête de la première manche. Il faut gérer. Alors quand on arrive en bas et qu'on voit qu'on a fait le boulot, c'est génial. En première manche, j'ai eu une piste vraiment parfaite, je me suis fait plaisir. En deuxième manche, j'ai senti que j'avais commis des erreurs, que je n'avais pas été assez incisive sur des portes qui étaient importantes. Mais il fallait continuer. Malgré tout, cela a marché. Je suis supercontente !
Contrairement à vos deux précédentes victoires, celle-ci n'a pas été gagnée d'un seul centième. Est-ce que la manière vous importe ou seul le résultat compte pour vous ?
C'est vrai que l'important est le résultat parce que l'avance ne compte pas vraiment. Mais l'avance est là, et je suis contente car cela veut dire que j'ai fait une bonne course.
Plusieurs se demandent s'il y a un secret derrière cette domination...
Si je savais mon secret, je gagnerai tous les jours. Et le ski alpin ne se passe pas comme cela. J'essaie de skier le plus solidement possible, être le plus engagée possible. C'est un peu la limite à trouver en n'allant pas tout droit et ne pas faire des ronds entre les portes. J'ai un peu trouvé le compromis. Après chaque course, la confiance monte un peu d'un cran. Mais la confiance est aléatoire, car il faut refaire tout le boulot à chaque course. Même si on a gagné trois courses avant, on n'est pas sûre de gagner la quatrième.


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