C'est en résumé la teneur des propos du ministre du Travail, Boutros Harb, qui se félicitait de la déclaration faite par le chef de l'État après la messe de Noël à Bkerké.
M. Harb a souligné que la position du président « est claire » et qu'il a renvoyé les forces politiques devant leurs responsabilités, tout en les invitant à « observer les dispositions de la Constitution ».
« Michel Sleiman garantit l'application de la Constitution, il protège la vie politique et garde l'unité du pays », a encore martelé le ministre du Travail. Et aux détracteurs du président Sleiman, il a conseillé un retour strict à la Constitution, tout en déplorant « le manque de culture » dans la chose constitutionnelle. « Le chef de l'État, plus que toute autre personne, a le pouvoir et les compétences pour savoir quand et comment faire valoir ses prérogatives », a-t-il relevé.
M. Harb a également rappelé que le chef de l'État est « le seul habilité » à décider du moment où il userait de ses privilèges et qu'il reste « à égale distance » de toutes les parties politiques.
Enfin, le ministre du Travail a estimé que le rôle du président « est délicat, quel que soit le président », parce que la situation le pousse certaines fois à adopter des positions « qui ne répondent pas » nécessairement à son désir personnel ou encore à ses aspirations, mais qui sont dictées par une nécessité nationale ou circonstancielle.

