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Liban - Communautés

Noël sous le signe de la crise libanaise et du drame irakien

Messe en l’église des syro-catholiques, place du Musée.

Les Églises catholiques et orthodoxes ont fêté Noël, cette année, sous le double signe de l'interminable crise interne qui scinde le pays en deux et du drame irakien.
Les homélies prononcées à travers le pays ont toutes reflété les difficultés vécues par une population assoiffée de stabilité et de concorde interne. Sur un autre plan, l'attentat contre l'église Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Bagdad, qui a fait une cinquantaine de morts, a sensibilisé les responsables d'Église, qui ont multiplié les gestes à l'égard d'une communauté éprouvée. C'est ainsi que des aides en nature sont parvenues dans les centres d'hébergement de réfugiés et distribuées selon les besoins.
Mais ces aides indirectes ont été jugées insuffisantes par certains. C'est ainsi qu'à Batroun, le P. Charbel Khachan a créé une nouvelle association, « Étoile de la paix », pour mieux s'occuper des réfugiés d'Irak présents ou de passage au Liban.
Grâce à cette association, la région de Batroun a accueilli hier une centaine d'enfants irakiens qui, avec leurs parents, attendent au Liban leur visa d'émigration vers les États-Unis, le Canada ou l'Australie.
Le P. Khachan a mobilisé des familles d'une vingtaine de villages, afin de permettre aux enfants de faire le contact humain avec des familles libanaises.
La journée a commencé par deux messes à Ibrine et Jran, suivies de sorties dans la nature ou de visites touristiques.
Par ailleurs, une attention particulière a été accordée aux messes célébrées par les chaldéens et les syro-catholiques, respectivement à Brasilia et au Musée, les communautés les plus affectées par le terrorisme d'el-Qaëda.
En général, ce que réclament ces Églises, c'est un accueil rapide et sans complications bureaucratiques de personnes dans l'attente d'un visa, qui n'ont plus la possibilité de rentrer chez eux et dont la seule solution pour survivre est aujourd'hui l'émigration.

La paix et la foi
L'évêque des chaldéens au Liban, Mgr Michel Kassarji, s'est fait l'écho de la situation des Églises d'Irak, où les messes de minuit ont été annulées et remplacées par des célébrations matinales.
Alors qu'el-Qaëda a réitéré, à quelques jours de Noël, ses menaces contre les chrétiens d'Irak, il a invité à répondre à ces menaces « par la paix et la foi ». Dans une déclaration à l'agence italienne catholique SIR, le vicaire épiscopal chaldéen de Bagdad, Mgr Shlemon Warduni, a évoqué la « triste réalité » des communautés chrétiennes en Irak.
« Nous répondons aux terroristes et à ceux qui menacent comme nous l'a enseigné le pape dans son dernier message pour la paix que je suggère à tous de méditer. Même le Coran a affirmé qu'il a à cœur les valeurs de la liberté, de la tolérance et du respect. Si nous mettons en pratique ce qui nous unit, la paix ne sera pas seulement un mirage mais une certitude », a-t-il déclaré.
Les Églises catholiques et orthodoxes ont fêté Noël, cette année, sous le double signe de l'interminable crise interne qui scinde le pays en deux et du drame irakien. Les homélies prononcées à travers le pays ont toutes reflété les difficultés vécues par une population assoiffée de stabilité et de concorde interne. Sur un autre plan, l'attentat contre l'église Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Bagdad, qui a fait une cinquantaine de morts, a sensibilisé les responsables d'Église, qui ont multiplié les gestes à l'égard d'une communauté éprouvée. C'est ainsi que des aides en nature sont parvenues dans les centres d'hébergement de réfugiés et distribuées selon les besoins. Mais ces aides indirectes ont été jugées insuffisantes par certains. C'est ainsi qu'à Batroun, le P. Charbel Khachan a créé une...
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