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El-Qaëda peine à noyauter les factions radicales libanaises, rapporte Le Figaro

Il y a quelques semaines, les haut-parleurs de la mosquée al-Zib ont annoncé la mort en Irak de plusieurs "martyrs" d'Aïn el-Héloué. Parmi eux figuraient Hicham Awad, le fils de l'émir du Fateh el-Islam, Abdelrahman Awad, qui avait réussi à sortir du camp durant l'été, avant de tomber sous les balles de l'armée libanaise, non loin de la frontière syrienne, écrit Georges Malbrunot dans le quotidien français Le Figaro.

Depuis le printemps, des djihadistes sont rentrés d'Irak pour venir s'abriter à Aïn el-Héloué, et dans deux autres camps de réfugiés palestiniens au Liban.

Mais depuis le printemps, d'autres djihadistes ont effectué, eux, le chemin inverse, rentrant d'Irak pour venir s'abriter à Aïn el-Héloué, et dans deux autres camps de réfugiés, Baddawi au Nord et Rachidiyé au Sud. Au total, ils seraient une trentaine, selon les renseignements militaires libanais, qui ont transmis l'information à leurs homologues français. Ces combattants infiltrés sont les vecteurs de l'influence d'el-Qaëda au Liban, où ils cherchent par tous les moyens à noyauter la nébuleuse djihadiste (Osbat el-Ansar, Jound el-Cham, Fateh el-Islam), apparue depuis quinze ans face aux partis traditionnels (Fateh et Hamas).

Mais, malgré tous ses efforts, la mouvance terroriste "globale" a du mal à s'implanter dans le paysage libanais.

"Même dans la poudrière d'Aïn el-Héloué, seuls 3% des réfugiés soutiennent el-Qaëda", affirme Sari Hanafi, sociologue à l'Université américaine de Beyrouth, qui vient d'effecteur une enquête d'opinion auprès de la population du camp.

Depuis que le Fateh a créé une force de sécurité intérieure regroupant plusieurs composantes palestiniennes, la marge de manœuvre des éléments incontrôlés est nettement entravée.

 

Jeunesse désœuvrée

 

Pourtant, les incidents n'ont pas totalement disparu. L'an dernier, un Algérien a accidentellement déclenché sa ceinture d'explosifs. Il était membre d'une cellule du Fateh el-Islam, composée de deux Tunisiens, d'un Soudanais et d'un Palestinien. Mais "ces accords entre factions ne sont que de circonstance, pour s'assurer du contrôle de tel ou tel secteur d'Aïn el-Héloué", regrette un diplomate occidental.

Pour les groupes djihadistes, même prêts à jouer le jeu de la stabilité dans le camp, livrer un des leurs reste une ligne rouge. "Ils préféreront toujours lui organiser une fuite hors du camp", déplore le diplomate.

Devant son échoppe, Abou Hussein résume le pessimisme ambiant, qui justifie toutes les dérives. "Depuis cinquante ans que nous survivons dans la misère, nous avons perdu tout espoir. Nous ne croyons plus à la paix ni aux négociations. Mais nous savons également que notre avenir ne pourra être au Liban, il ne sera que dans le combat face à l'ennemi."

Dans ces conditions, une partie de la jeunesse désœuvrée continue de se tourner vers les prédicateurs salafistes, qui relaient les thèses les plus radicales et diffusent un enseignement extrémiste. Certains cheikhs, responsables du recrutement et de l'encadrement de ces jeunes Palestiniens sur la voie du djihad, entretiennent cette dynamique extrémiste. Ce sont eux qui prennent également en charge les candidats étrangers à la "guerre sainte" qui sont ensuite envoyés vers les zones de combat (Afghanistan, Pakistan, Irak ou Europe).

Mais depuis le printemps, d'autres djihadistes ont effectué, eux, le chemin inverse, rentrant d'Irak pour venir s'abriter à Aïn el-Héloué, et dans deux autres camps de réfugiés, Baddawi au Nord et Rachidiyé au Sud. Au total, ils seraient une trentaine, selon les renseignements militaires libanais, qui ont transmis l'information à leurs homologues français. Ces combattants infiltrés sont les vecteurs de l'influence d'el-Qaëda au Liban, où ils cherchent par tous les moyens à noyauter la nébuleuse djihadiste (Osbat el-Ansar, Jound el-Cham, Fateh el-Islam), apparue depuis quinze ans face aux partis traditionnels (Fateh et Hamas).
Mais, malgré tous ses efforts, la mouvance terroriste "globale" a du mal à s'implanter dans le paysage libanais.
"Même dans la poudrière d'Aïn el-Héloué, seuls 3% des réfugiés soutiennent...