Répondant au propos du chef des FL, Samir Geagea, M. Aoun a estimé que la question des faux témoins restera sur le tapis « quand bien même ils (les ministres) auraient voté pour ou contre ce dossier ». « Nous avons entendu dire que le Conseil des ministres a voté, dans une proportion de 20 contre 10, sur l'affaire des faux témoins, et que par conséquent cette affaire a été écartée (...). Personne ne pourra ôter son droit à celui qui a pâti des faux témoignages », a-t-il dit. Selon lui, le report de ce sujet « n'est pas dans l'intérêt du pays d'autant qu'il a donné lieu à la paralysie des services publics ».
Michel Aoun est en outre revenu à la charge, accusant les services de renseignements des FSI de « surveiller le ministre de l'Énergie, Gebran Bassil ». À ce propos, il a réitéré ses suspicions à l'égard de ce service qu'il a pointé du doigt dans l'affaire des faux témoins, sans oublier de rappeler au passage que le service en question a été cité par la chaîne canadienne CBC et par WikiLeaks.
Interrogé sur les récentes prises de position du patriarche maronite qui avait exprimé ses craintes quant à un éventuel putsh du Hezbollah, le député a répondu : « Si le Hezbollah prend d'assaut le pays, nous sommes ses partenaires », laissant entendre, sur un ton humoristique, qu'il partagerait le pays avec le parti chiite.
Évoquant la question du TSL, le chef du CPL a réitéré sa position traditionnelle, affirmant qu'il « soutient le principe d'une justice équitable et d'une investigation saine ».
Michel Aoun s'est dit par ailleurs étonné des propos du chef du Foreign Office, William Hague, sur le risque d'une déstabilisation prochaine au Liban, soulignant l'existence d'un « danger illusoire que nourrissent ceux qui cherchent la discorde ». À ce sujet, il a appelé le ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, à convoquer l'ambassadrice de Grande-Bretagne, Frances Mary Guy, afin de l'interroger sur cette question.

