« Le Premier ministre Saad Hariri a été informé mercredi de la décision française de fournir à l'armée 100 missiles air-sol de type HOT qui seront utilisés par les hélicoptères militaires Gazelle », a-t-il ainsi déclaré, précisant que ces missiles seront livrés « avant la fin février et seront donnés sans aucune contrepartie ».
Interrogé par l'AFP, Matignon a confirmé l'envoi d'une lettre en ce sens par le Premier ministre français François Fillon à son homologue libanais.
« Notre coopération militaire avec le Liban contribue à l'indépendance et la stabilité du pays, et est conforme à la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a souligné de son côté le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. « Elle vise à soutenir, en conformité avec des règles de procédures bien établies, les autorités du Liban et son armée qui est la seule légitime pour assurer la défense du pays. Elle a aussi pour objectif de favoriser le renforcement de la présence de l'armée au Sud-Liban et de sa coopération avec la Finul (Force intérimaire de l'ONU au Liban) conformément à la 1701 », a-t-il poursuivi.
Rappelons qu'en août, une parlementaire américaine avait demandé à la France de ne pas vendre de missiles antichars au Liban, arguant qu'ils pourraient être utilisés contre Israël, étant donné « l'influence du Hezbollah » dans le gouvernement libanais.
Ileana Ros-Lehtinen, qui siège à la commission des Affaires étrangères, avait émis cet avis après une information du journal arabe Asharq el-Awsat.
Le journal, citant un responsable français, avait annoncé que le ministre français de la Défense de l'époque, Hervé Morin, avait envoyé une lettre à son homologue libanais, Élias Murr, pour l'informer que Paris était « prêt » à livrer 100 missiles antichars à Beyrouth.


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