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Moyen Orient et Monde - Côte D’Ivoire

Une marche sur la TV publique fait craindre des violences

L'appel à la rue lancé par le camp d'Alassane Ouattara pour prendre aujourd'hui et demain la télévision publique et le siège du gouvernement à Abidjan, actuellement contrôlés par les partisans de son rival Laurent Gbagbo, faisait craindre de violents affrontements à Abidjan.
Dans le quartier d'Abobo, qui a voté à une écrasante majorité pour Alassane Ouattara, un journaliste de l'AFP a constaté un déploiement très visible des forces de l'ordre (policiers, gendarmes et militaires), présentes devant la mairie et aux principaux carrefours. Sur le marché, un homme muni d'un mégaphone lit les journaux à une soixantaine de personnes en malinké, une des langues parlées dans le nord de la Côte d'Ivoire, fief d'Alassane Ouattara, déclaré vainqueur par la Commission électorale et reconnu par presque toute la communauté internationale. Devant la radiotélévision publique (RTI), aucun renfort particulier n'avait été envoyé hier, a constaté l'AFP, mais la route qui passe devant les locaux, gardés par des gendarmes, reste comme à l'habitude fermée à la circulation routière.
La RTI, média essentiel du pouvoir à Abidjan, est actuellement totalement sous la coupe du camp de Laurent Gbagbo, proclamé vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par le Conseil constitutionnel. Plus une seule voix du camp d'Alassane Ouattara n'est autorisée à s'y exprimer depuis début décembre. Le Premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, veut donc s'y rendre avec ministres et partisans pour installer un nouveau directeur général, avec l'intention d'aller ensuite prendre possession demain des locaux officiels du gouvernement, occupés par le Premier ministre de Gbagbo, Aké N'Gbo. Deux tentatives extrêmement risquées pouvant aboutir à des affrontements violents entre partisans des deux camps.
En cas de confrontation aujourd'hui et demain entre militants des deux camps, la France n'a « aucune intention d'intervenir militairement » pour s'interposer, a affirmé hier le ministre de la Défense, Alain Juppé. « C'est à la communauté internationale d'assumer ses responsabilités », a-t-il ajouté. De son côté, le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a proposé de se rendre d'ici à demain à Abidjan pour relancer les efforts de médiation. Enfin, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré « profondément préoccupé par l'impasse politique », craignant un « retour à la guerre civile ».
L'appel à la rue lancé par le camp d'Alassane Ouattara pour prendre aujourd'hui et demain la télévision publique et le siège du gouvernement à Abidjan, actuellement contrôlés par les partisans de son rival Laurent Gbagbo, faisait craindre de violents affrontements à Abidjan.Dans le quartier d'Abobo, qui a voté à une écrasante majorité pour Alassane Ouattara, un journaliste de l'AFP a constaté un déploiement très visible des forces de l'ordre (policiers, gendarmes et militaires), présentes devant la mairie et aux principaux carrefours. Sur le marché, un homme muni d'un mégaphone lit les journaux à une soixantaine de personnes en malinké, une des langues parlées dans le nord de la Côte d'Ivoire, fief d'Alassane Ouattara, déclaré vainqueur par la Commission électorale et reconnu par presque toute la communauté...
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