"Je ne pas pense pas qu'il y aura le moindre changement dans la politique nucléaire (de l'Iran) ni dans les discussions" entamées par Téhéran avec les grandes puissances sur le dossier nucléaire iranien, a déclaré le porte-parole du ministère, Ramin Mehmanparast, lors de son point de presse hebdomadaire.
"Les grandes lignes de la politique étrangère de l'Iran sont définies à un plus haut niveau, et le ministère des Affaires étrangères exécute cette politique", a ajouté M. Mehmanparast. "Nous n'assisterons à aucun changement dans les fondements de notre politique".
M. Mottaki a été limogé abruptement lundi alors qu'il se trouvait au Sénégal par le président Mahmoud Ahmadinejad qui n'a donné aucune explication.
Le président iranien a désigné le chef du programme nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi, pour assurer l'intérim, en attendant la nomination d'un nouveau ministre qui doit être approuvée par le parlement.
Ce changement est intervenu alors que l'Iran a repris le 6 décembre à Genève, après un an d'interruption, le dialogue avec les grandes puissances pour essayer de trouver une issue à son conflit avec la communauté internationale à propos de son programme nucléaire controversé.
Les deux parties ont décidé de se retrouver fin janvier à Istanbul.
"Il y a eu un accord pour la poursuite des discussions sur les points communs de coopération" possibles entre Téhéran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne, plus l'Allemagne), a rappelé M. Mehmanparast.
"Si ces discussions se déroulent dans le cadre prévu et dans une atmosphère exempte de toute pression et de comportements irrationnels, elles poursuivront leur propre cours", a-t-il ajouté.
Le limogeage de M. Mottaki fait la Une de la plupart des journaux qui insistent sur son côté abrupt.
Plusieurs titres proches des courants conservateurs lient cette décision à l'opposition de M. Mottaki au développement d'une "diplomatie parallèle" confiée à une poignée de proches conseillers de M. Ahmadinejad.
"Le président a mis fin à son désaccord avec le ministre des Affaires étrangères", titre le quotidien Qods en expliquant que cette diplomatie parallèle avait parfois provoqué de "vives réactions" de M. Mottaki.
Le quotidien Khabar, lié au président du Parlement Ali Larijani dont M. Mottaki est proche, évoque un "tremblement de terre". "Ahmadinejad sait bien que M. Salehi plait à l'Occident pour ses vues modérées", affirme-t-il.
Le nouveau ministre par intérim, écrit-il, est "l'un des ces gestionnaires destinés à former un nouveau cercle au sein du gouvernement bien qu'il ne soit pas forcément sur la même ligne idéologique que le président".
M. Salehi, à la tête de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne, a été pendant quatre ans ambassadeur auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique, où les Occidentaux l'ont apprécié pour sa modération.


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