Rabih Kayrouz, Johnny Farah et Karen Chekerdjian vont-ils lancer le SoHo beyrouthin ? Dans une impasse de l'avenue Georges Haddad, quartier Port, leurs trois boutiques à la pointe de la mode, inaugurées vendredi sous une pluie battante, ont vu défiler le tout fashion & creative crowd de Beyrouth, des graphic designers, des photographes, des cinéastes, des peintres, des faiseurs de modes, mais aussi des architectes (Bernard Khoury, Raëd Abillama et Karim Begdache), des politiques comme Fouad et Hoda Siniora, des people, Arslan et Hoda Sinno, Wagih et Rolla Bizri, Rafic et Soha Boustany, Lucy Haddad, Shérine Mograbi, Mohammad Maktabi, Hassana Mansour, Alice Eddé, Yldiz Diab accompagnée de l'Égyptienne Leila Neematallah, qui expose actuellement les créations de Siwa chez Y Knot. Avec leur féroce appétit de s'amuser, les convives n'ont pas tardé à tournoyer au son de la musique, sous les tentes dressées dans la rue... Une rue qui va voir les boutiques, les clubs de musique, les restaurants et les pâtisseries pousser et... le prix de l'immobilier exploser ! Mais qui se plaindra : des tiercés gagnants comme ce Karen-Rabih-Johnny, tout le monde en redemande.
Comme tout le monde, les immortels aiment Sélim Abou...
Voilà des décisions comme on les aime : le prix Biguet-Académie française a été décerné à Sélim Abou pour son livre De l'Identité et du Sens : la mondialisation de l'angoisse identitaire et sa signification plurielle. Mais hospitalisé, l'ancien recteur de l'Université Saint-Joseph n'a pas pu assister à Paris à la remise du prix. C'est Nicole Hadaya, son assistante à la chaire d'anthropologie, qui s'est rendue sous la coupole pour le recevoir des mains des immortels à l'habit vert. À son retour, elle lui a brossé le tableau de cette cérémonie qui reste un chaînon important de l'hymne à la culture et au cours de laquelle les prix de la francophonie et de l'Institut de France ont été remis à d'autres lauréats... Est-il venu à l'idée de ses messieurs en blanc de l'Hôtel-Dieu de France de laisser père Abou fêter cela ? Allez... Une bouteille de champagne serait une bénédiction ! C'est aussi bon pour la santé que pour le moral.
Joli(e) Yared
Il ne le cache pas. Malgré tous les prix remportés (Oscar, Golden Globe, Bafta, Grammy, Victoire de la musique et tout récemment le prix de l'European Film Award ), Gabriel Yared est déçu par les producteurs de The Tourist qui ont remplacé sa bande originale par celle de James Newton Howard, ne conservant que la partition écrite pour la scène du gala où dansent Angelina Jolie et Johnny Depp. Mais il n'y a pas de quoi être fâché. Bravant tous les apôtres du mauvais goût, la success story de Yared continue et il la dégustera pendant longtemps, notamment avec la Jolie herself, qui lui a demandé de composer la musique du film qu'elle vient de réaliser en Europe de l'Est. La postproduction commencera en janvier. Qui dit mieux !
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