Arrivé à Beyrouth, dans la nuit de vendredi, M. Saltanov a été reçu samedi par le président de la République, Michel Sleiman, avec qui il a effectué un tour d'horizon de la situation au Liban et dans la région ainsi que des relations bilatérales. Il a noté dans ce cadre que les efforts sont déployés pour concrétiser les aides russes décidées pour le Liban, principalement les aides militaires, affirmant que la Russie continuera à soutenir les institutions libanaises.
M. Saltanov a également évoqué la situation régionale avec le président de l'Assemblée nationale, Nabih Berry. Il a, dans ce cadre, réitéré le soutien de son pays à la stabilité au Liban et aux institutions constitutionnelles libanaises. « Nous sommes conscients que les problèmes en suspens ne peuvent être résolus qu'à travers le dialogue et l'entente entre les différentes factions politiques, a-t-il déclaré à l'issue de son entretien avec M. Berry. Cela est nécessaire pour l'avenir du peuple libanais et du Liban qui joue un rôle important dans la région. »
M. Saltanov a par ailleurs évoqué avec M. Berry le rôle des Parlements des deux pays dans le renforcement de la coopération libano-russe dans les domaines technique, militaire et celui des transports. Le responsable russe a également évoqué la possibilité de nouvelles coopérations bilatérales dans les secteurs de l'énergie et de l'eau, et dans le développement des capacités défensives de l'armée libanaise.
La visite de M. Saltanov au Liban s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle tournée dans la région, comme il a tenu à le préciser, à l'issue de son entretien avec le Premier ministre, Saad Hariri. « Nos rencontres (au Liban) ont pour objectif de poursuivre les contacts établis par les dirigeants des deux pays, après les visites effectuées à Moscou par le président Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri », a-t-il ajouté, précisant que celles-ci ont donné un nouvel élan « à nos relations bilatérales ».
M. Saltanov a par ailleurs été reçu par le ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, ainsi que par le président du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, avec qui il a évoqué « les risques résultant du Tribunal spécial pour le Liban qui ne respecte pas les critères de la justice et qui est politisé à des fins injustes », a indiqué une source du Hezbollah.


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