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Liban

Aoun : Il faut modifier entièrement la ligne de conduite du gouvernement

Le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, a poursuivi ses attaques contre le gouvernement et le pouvoir en place, soulignant notamment qu'« un État qui n'est pas en mesure de traduire un faux témoin en justice apporte la preuve qu'il n'existe pas ».
Au cours de son point de presse tenu à l'issue de la réunion hebdomadaire du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, le général Aoun a déclaré : « Ce gouvernement n'est plus valable et il faut modifier entièrement sa ligne de conduite. Ils couvrent les faux témoins et nous ne savons pas jusqu'où ils veulent en venir. Nous leur parlons de 5 milliards de dollars qui sont perdus, et ils nous répondent qu'il s'agit d'une faute technique. Où se situe donc le vol et où se situe le gaspillage ? »
Abordant le volet de la crise actuelle en rapport avec l'action du Tribunal spécial pour le Liban et le problème de l'acte d'accusation sur l'assassinat de Rafic Hariri, le général Aoun a souligné : « Nos collègues au sein de l'opposition suivent les démarches de conciliation syro-saoudiennes afin de trouver une solution globale au problème de l'acte d'accusation. Lorsqu'il y aura du nouveau, ils nous en informeront. »
Le chef du CPL a par ailleurs réitéré ses attaques acerbes contre les Forces de sécurité intérieure et le service de renseignements des FSI. Déplorant d'abord le fait qu'il n'y ait pas de directeur général adjoint au niveau des FSI et de la Sûreté générale qui prendrait automatiquement la relève au cas où le poste de directeur général deviendrait vacant, le général Aoun a accusé le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, de « mener une campagne électorale ». « Des délégations populaires et des députés lui rendent visite, et la bataille s'est transposée aujourd'hui à Beyrouth », a souligné le chef du CPL.
Le général Aoun a d'autre part exprimé des doutes au sujet du bien-fondé de l'interrogatoire auquel a été soumis le général à la retraite Fayez Karam, membre du directoire du CPL et proche collaborateur du général Aoun, qui a été arrêté il y a plus de deux mois après avoir été accusé de collaboration avec Israël.

Le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, a poursuivi ses attaques contre le gouvernement et le pouvoir en place, soulignant notamment qu'« un État qui n'est pas en mesure de traduire un faux témoin en justice apporte la preuve qu'il n'existe pas ».Au cours de son point de presse tenu à l'issue de la réunion hebdomadaire du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, le général Aoun a déclaré : « Ce gouvernement n'est plus valable et il faut modifier entièrement sa ligne de conduite. Ils couvrent les faux témoins et nous ne savons pas jusqu'où ils veulent en venir. Nous leur parlons de 5 milliards de dollars qui sont perdus, et ils nous répondent qu'il s'agit d'une faute...
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