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Liban

Sleiman : La diversité n’est pas contraire à l’unité

Le président Michel Sleiman a donné hier le coup d'envoi du congrès de la « fondation de la Pensée arabe » qui se tient à l'hôtel Phoenicia sous le thème : « Le monde définit l'avenir... quel rôle pour la jeunesse arabe ? » La cérémonie a eu lieu en présence du chef du législatif, Nabih Berry, du Premier ministre, Saad Hariri, du président de la fondation de la Pensée arabe, l'émir Khaled el-Fayçal, et de plusieurs personnalités politiques et ambassadeurs arabes.
Dans une allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le président Sleiman a notamment mis l'accent sur l'importance de la ligne de conduite suivie par la fondation « qui manifeste un souci permanent d'établir une interaction entre les élites intellectuelles et les décideurs, et qui fonde aussi son action sur la diversité ». « La diversité dans ce cadre n'est nullement contraire à l'unité, mais elle la facilite, a déclaré le chef de l'État (...). La relation entre la diversité et l'unité, nous la percevons dans l'histoire de la civilisation, comme ce fut le cas avec l'esprit d'ouverture et la créativité dans notre civilisation arabe lorsqu'elle était en plein essor. »
Et le président Sleiman d'ajouter : « La dialectique entre la diversité et l'unité ne se limite pas aux affaires de la culture, mais elle s'étend aussi aux questions sociales et politiques. C'est ce qui nous intéresse en particulier en tant que Libanais. Nous sommes en effet témoins parfois de situations dans lesquelles la diversité se transforme en dissensions et l'attachement à l'unité débouche sur un déni des spécificités et une occultation du patrimoine ou de la mémoire collective. De ce fait, le défi libanais qui consiste à associer toutes les factions et communautés au pouvoir, sans se contenter d'une simple coexistence entre ces communautés, accroît notre responsabilité en tant que Libanais et Arabes, notamment à l'ombre d'une mouvance fondamentaliste en Orient qui a tendance à rejeter le point de vue d'autrui. »
En conclusion, le président Sleiman a prôné une « réconciliation entre le nationalisme libanais et l'appartenance arabe, qui est consacrée dans le document d'entente nationale » (l'accord de Taëf). Le chef de l'État a également prôné « la réconciliation entre la spécificité arabe et islamique, d'une part, et les principes et valeurs qui revêtent désormais un caractère universel, d'autre part ». « L'un des défis auxquels nous sommes confrontés en tant qu'Arabes, a ajouté le président Sleiman, est de concilier la culture de la paix avec le principe de résistance contre toute occupation, toute oppression ou tout sous-développement. »
Le président Michel Sleiman a donné hier le coup d'envoi du congrès de la « fondation de la Pensée arabe » qui se tient à l'hôtel Phoenicia sous le thème : « Le monde définit l'avenir... quel rôle pour la jeunesse arabe ? » La cérémonie a eu lieu en présence du chef du législatif, Nabih Berry, du Premier ministre, Saad Hariri, du président de la fondation de la Pensée arabe, l'émir Khaled el-Fayçal, et de plusieurs personnalités politiques et ambassadeurs arabes.Dans une allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le président Sleiman a notamment mis l'accent sur l'importance de la ligne de conduite suivie par la fondation « qui...
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