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Moyen Orient et Monde - France

Le procès de l’ex-junte chilienne s’ouvre, le box des accusés désert

Un procès pour l'histoire et le symbole s'est ouvert hier devant la cour d'assises de Paris : 14 membres de l'ex-junte chilienne sont jugés en leur absence pour la disparition de quatre Français ou Franco-Chiliens sous la dictature d'Augusto Pinochet. « La cour constate » qu'il n'y a pas d'accusés présents, ni d'avocat pour les représenter, a sobrement observé le président Hervé Stephan, à l'ouverture de l'audience.
Les familles de ces quatre disparus, qui attendent un procès depuis plus de 35 ans, sont en revanche bien là. Frères, sœurs, épouses, enfants se serrent sur les bancs des parties civiles. Aux yeux de Me Claude Katz, avocat de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), ces débats vont « redonner des droits et une existence aux disparus, de les faire revenir parmi nous ».
C'est donc par défaut que les treize membres chiliens de l'ancienne junte ainsi qu'un Argentin, essentiellement d'anciens militaires, âgés de 61 à 89 ans, seront jugés jusqu'au 17 décembre pour les faits d'« arrestations, enlèvements, séquestrations arbitraires avec torture ou actes de barbarie ». Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Le général Augusto Pinochet, au pouvoir au Chili de 1973 à 1990, avait été mis en examen (inculpé) dans cette procédure française, mais sa mort, en décembre 2006, a éteint l'action judiciaire à son encontre. Il n'a jamais eu à répondre en justice des crimes commis sous sa dictature.
Un procès pour l'histoire et le symbole s'est ouvert hier devant la cour d'assises de Paris : 14 membres de l'ex-junte chilienne sont jugés en leur absence pour la disparition de quatre Français ou Franco-Chiliens sous la dictature d'Augusto Pinochet. « La cour constate » qu'il n'y a pas d'accusés présents, ni d'avocat pour les représenter, a sobrement observé le président Hervé Stephan, à l'ouverture de l'audience.Les familles de ces quatre disparus, qui attendent un procès depuis plus de 35 ans, sont en revanche bien là. Frères, sœurs, épouses, enfants se serrent sur les bancs des parties civiles. Aux yeux de Me Claude Katz, avocat de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH),...
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