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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran crie victoire après les discussions de Genève

Le prochain round des négociations se tiendra à Istanbul fin janvier.

Said Jalili, le négociateur iranien, a affirmé que les Occidentaux se sont pliés aux exigences de Téhéran. Valentin Flauraud/Reuters

L'Iran a crié victoire hier après le premier round de ses discussions nucléaires avec les grandes puissances à Genève, réaffirmant sa détermination à ne rien céder de ses « droits » tout en renouvelant son offre de coopération aux Occidentaux.
Les grandes puissances se sont pliées aux conditions de Téhéran pour la poursuite des discussions sur le dossier nucléaire, a affirmé Said Jalili, négociateur iranien lors de cette rencontre dont les résultats ont été salués par la presse conservatrice proche du pouvoir. « Après que l'Iran a insisté et argumenté », les grandes puissances ont notamment « accepté que la prochaine rencontre à Istanbul porte sur la coopération et les points communs » entre les deux parties, et non sur le seul dossier nucléaire iranien comme elles le souhaitaient, a-t-il souligné.
L'Iran et le groupe des 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU : États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne, plus l'Allemagne) ont repris lundi et mardi à Genève leurs discussions interrompues depuis 14 mois pour tenter de dénouer la crise née du programme nucléaire iranien controversé. À l'issue de cette rencontre, les négociateurs ont annoncé une prochaine réunion fin janvier à Istanbul (Turquie). Les grandes puissances souhaitaient limiter les discussions au programme nucléaire, dont la communauté internationale craint, malgré les dénégations iraniennes, qu'il n'ait un objectif militaire et qui a été condamné par six résolutions de l'ONU dont quatre assorties de sanctions.
« L'Iran n'acceptera en aucune circonstance de renoncer à ses droits (de maîtriser le) cycle de production de combustible nucléaire, d'enrichir de l'uranium à 20 %, ou de construire des centrales » nucléaires, a réaffirmé hier le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. « Il serait mieux que l'Occident coopère avec l'Iran dans le domaine nucléaire » plutôt que de poursuivre sa politique de confrontation, a-t-il ajouté en réclamant à nouveau une « levée des sanctions » internationales contre Téhéran. « L'Iran est prêt à produire du combustible nucléaire (...) avec les 5+1 », et à construire avec les Occidentaux la vingtaine de centrales dont il estime avoir besoin, a-t-il réaffirmé. L'Iran ne dispose pour l'instant que d'une centrale nucléaire, construite par la Russie à Bouchehr et qui doit entrer en service début 2011.
« Les 5+1 doivent parvenir à un accord avec l'Iran », analysait hier le quotidien Vatan Emrouz, proche du gouvernement. « Ils savent que s'il y a un autre fossé de plusieurs mois (sans négociations), ils n'auront aucun moyen de parvenir à un tel accord, car l'Iran (...) sera autosuffisant » pour la production de combustible nucléaire. C'est pourquoi la fermeté iranienne à Genève « a entraîné la victoire de la République islamique et l'échec des 5+1 », a estimé de son côté un responsable de la commission de sécurité nationale du Parlement, Hossein Sobhani-Nia, dans le quotidien ultraconservateur Kayhan International.
L'Iran a crié victoire hier après le premier round de ses discussions nucléaires avec les grandes puissances à Genève, réaffirmant sa détermination à ne rien céder de ses « droits » tout en renouvelant son offre de coopération aux Occidentaux.Les grandes puissances se sont pliées aux conditions de Téhéran pour la poursuite des discussions sur le dossier nucléaire, a affirmé Said Jalili, négociateur iranien lors de cette rencontre dont les résultats ont été salués par la presse conservatrice proche du pouvoir. « Après que l'Iran a insisté et argumenté », les grandes puissances ont notamment « accepté que la prochaine...
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