À l’instar de Brandao, c’est toute l’attaque marseillaise qui manque d’inspiration. Valéry Hache/AFP
L'ancien Toulousain vient de surcroît de déclarer forfait pour la 4e fois consécutive dimanche à Nice pour cause de douleurs aux ischio-jambiers, qui ne semblent pas s'effacer. Le corps de l'attaquant est encore fragile. Deschamps indiquait d'ailleurs récemment qu'il s'était très peu entraîné la saison dernière en raison de blessures. Ce qui revient à concéder qu'il y avait un certain risque à le recruter...
Et en interne, certains s'interrogent aussi sur l'investissement du joueur et de sa compréhension des exigences requises pour jouer à l'OM.
Rémy, peut mieux faire. L'ancien Niçois recruté pour 13 M EUR peine à enchaîner les performances. Brillant un jour, transparent le match suivant, il est visiblement, à 23 ans, en apprentissage du plus haut niveau, ce dont il a conscience, notamment au plan physique où le rythme d'un match tous les trois jours lui pèse. Sa vitesse côté droit est un atout, apprécié de Deschamps qui le qualifie de « joueur d'espaces et de profondeur ». Son bilan comptable est honorable (6 buts, 4 en L1 et 2 en C1), mais son impact encore insuffisant.
Brandao, du mieux, mais pas encore du bon. Le Brésilien ne doit ses récentes titularisations qu'à l'absence de Gignac. Son rendement est nettement inférieur à celui de ses deux premières saisons à Marseille (7 buts en 6 mois en 2008-2009, 8 l'an dernier) : il n'a marqué qu'une fois, en Ligue des champions à Moscou le 23 novembre.
Plus à l'aise dans le jeu depuis Moscou, il demeure maladroit à répétition et tergiverse trop devant le but pour débloquer un match à lui seul. Deschamps lui conserve cependant sa confiance, eu égard à ses qualités de joueur d'appui à la pointe de l'attaque.
André Ayew, un brin moins lucide. Surprise du début du championnat, André Ayew le polyvalent, capable de jouer milieu gauche à la place de Cheyrou ou ailier gauche, semble marquer le pas. Sa capacité à faire la différence par son jeu de percussion, sa vitesse et ses dribbles demeurent. Mais il perd actuellement en lucidité dans le dernier geste. Un peu à la manière de Ben Arfa...
Valbuena a encore du jus. L'accumulation des matches ne semble pas l'affecter physiquement. Anticipant un risque de surchauffe, Deschamps l'a cependant fait débuter sur le banc mercredi contre Rennes.
À 26 ans, l'international, positionné alternativement dans l'axe derrière Brandao depuis le match à Moscou, est l'attaquant le plus régulier, même si sa tendance à venir jouer au milieu lorsqu'il est aligné sur un côté déséquilibre parfois le jeu.

