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Liban - Opposition

Aoun accuse les responsables des universités de vouloir dépolitiser les étudiants

Une délégation estudiantine de l'AUB a rendu visite samedi matin à Michel Aoun, qui a affirmé à cette occasion que « la grande crise que traverse aujourd'hui le pays réside dans le scandale financier dont nul ne veut parler ».
Le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, a reçu samedi à Rabieh une délégation d'étudiants de l'AUB qui ont remporté récemment les élections estudiantines au campus de la rue Bliss.
Évoquant à cette occasion la situation dans les universités, le général Aoun s'est élevé contre le comportement des responsables universitaires, les accusant de s'employer à dépolitiser les étudiants en les empêchant de participer à la vie publique. « Nous vivons aujourd'hui dans les universités dans une situation de stagnation politique du fait de la restriction des activités, de l'attitude des nouvelles administrations et du comportement à l'égard des étudiants, a-t-il déclaré en s'adressant aux membres de la délégation estudiantine. Ils vous considèrent comme des mineurs et ils ne veulent pas que vous participiez à la vie publique. Ils traitent les étudiants universitaires comme s'ils étaient dans les classes primaires, alors que dans tous les pays du monde, les jeunes dans les universités sont l'élément moteur du changement. »
Et le général Aoun d'ajouter : « Vous devez vous impliquer et ne pas être de simples spectateurs dans la vie publique. Les étudiants ne semblent pas s'intéresser à la vie publique. Ils se rendent dans les lieux de loisirs afin de passer des soirées divertissantes. Je ne leur nie pas ce droit car cela fait partie de la vie sociale. Mais les jeunes doivent consacrer une partie de leur temps à la vie publique. Vous ne devez pas vous lancer sur le marché du travail comme si vous veniez de débarquer dans le pays. Vous êtes là aujourd'hui car vous êtes impliqués plus que d'autres, mais vous devez transmettre ce message dans votre milieu estudiantin (...). Ce à quoi nous assistons aujourd'hui au niveau du pouvoir est le résultat des choix et de la façon de penser de la population. Si nous ne changeons pas cette mauvaise approche, comme pourrions-nous changer la société ? Si nous ne mettons pas en place une éducation dès le plus jeune âge, faudra-t-il attendre que la personne atteigne un âge avancé pour lui apprendre à réfléchir ? L'homme doit atteindre sa maturité au début de sa vie, durant la période d'éducation. » (...)
« L'activité estudiantine aujourd'hui se limite à l'opération de vote, a poursuivi le général Aoun, or cela ne suffit pas. Nous voulons une activité plus profonde. Nous voulons des rencontres, des séminaires, des débats sur des sujets fondamentaux. »
Abordant ensuite la conjoncture politique présente, le chef du CPL a déclaré : « Le pays traverse aujourd'hui la plus grande crise de son histoire. Les pressions étrangères sont très fortes. Nous faisons face à de graves problèmes internes. Le plus grand problème dans l'histoire du Liban est la crise actuelle, en l'occurrence la crise financière dont personne ne veut parler. Le plus grand scandale est le scandale financier actuel dû à l'absence de reddition de comptes. Imaginez-vous un pays sans reddition de comptes et sans comptabilité... Cela conduit à la ruine du pays et à l'augmentation des taxes. »

Le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, a reçu samedi à Rabieh une délégation d'étudiants de l'AUB qui ont remporté récemment les élections estudiantines au campus de la rue Bliss.Évoquant à cette occasion la situation dans les universités, le général Aoun s'est élevé contre le comportement des responsables universitaires, les accusant de s'employer à dépolitiser les étudiants en les empêchant de participer à la vie publique. « Nous vivons aujourd'hui dans les universités dans une situation de stagnation politique du fait de la restriction des activités, de l'attitude des nouvelles administrations et du comportement à l'égard...
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