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Moyen Orient et Monde - Scrutin

Législatives égyptiennes : un second tour sans opposition

Le parti de Moubarak est assuré d'une majorité de 97 % dans le prochain Parlement, affirme « al-Ahram » ; les résultats sont attendus d'ici à mercredi.

Une Égyptienne montre son pouce entaché d’encre après avoir voté dans une banlieue du Caire, hier, lors du second tour des législatives. Asmaa Waguih/Reuters

Les Égyptiens ont voté hier pour le second tour d'élections législatives à l'issue desquelles le parti au pouvoir est assuré de régner sans partage sur le Parlement, face à une opposition qui a boycotté le scrutin en dénonçant des fraudes. Les bureaux de vote ont fermé à 19h00 heure locale (17h00 GMT). Les résultats sont attendus d'ici à mercredi.
Les Frères musulmans, principale force d'opposition du pays, et le parti libéral Wafd, premier parti de l'opposition laïque, se sont retirés de la course en dénonçant un premier tour marqué par des bourrages d'urnes, des achats de votes et des violences, ce que dément le pouvoir. Le Parti national démocrate (PND) du président Hosni Moubarak se retrouvait de fait seul face à de petites formations et des indépendants pour 283 sièges en jeu au second tour sur 508 au total en lice.
Les candidats du PND ont déjà raflé 209 sièges, soit près de 95 % des sièges pourvus au premier tour, alors que les Frères musulmans, qui contrôlaient un cinquième de l'Assemblée sortante, n'en ont remporté aucun. Le Wafd avait obtenu deux sièges, mais ne pouvait espérer plus d'une poignée d'élus en tout.
« Le PND est assuré d'une majorité de 97 % dans le prochain Parlement », selon al-Ahram online, la version Internet du quotidien gouvernemental.
Officiellement, la participation a été de 35 % au premier tour. Des observateurs égyptiens indépendants l'ont toutefois estimée à seulement 15 %.
« Je boycotte ces élections. C'est un simulacre, tout le monde peut s'en rendre compte », a déclaré Mansour Abdel-Fattah, un jeune partisan des Frères musulmans, âgé de 22 ans, rencontré à Mansoura, dans le Delta. Abdel-Fattah, qui vit au Caire, « applaudi(t) la décision des Frères et du Wafd de boycotter les urnes ».
L'opposition et le parti au pouvoir se sont livré une vive bataille verbale pour établir la responsabilité d'une situation qui donne à l'élection, même si la victoire du PND ne faisait dès le départ aucun doute, une allure de régime à parti unique.
Le PND a fustigé les « perdants » du premier tour, accusés d'avoir été victimes de leur propre « faiblesse » et non d'irrégularités dont le régime assure qu'elles n'ont porté que sur 1 % environ des votes et n'affectaient pas la validité du scrutin. Cité par al-Ahram, le Premier ministre Ahmad Nazif a toutefois affirmé qu'il aurait préféré que certains - allusion au Wafd - ne se retirent pas du second tour « afin que nous représentions tous notre peuple et notre pays ».
Selon des sources citées par un site Internet d'information contrôlé par l'État, un remaniement gouvernemental devrait suivre le second tour, mais le Premier ministre, Ahmad Nazif, a de bonnes chances d'être maintenu à son poste.
Les Égyptiens ont voté hier pour le second tour d'élections législatives à l'issue desquelles le parti au pouvoir est assuré de régner sans partage sur le Parlement, face à une opposition qui a boycotté le scrutin en dénonçant des fraudes. Les bureaux de vote ont fermé à 19h00 heure locale (17h00 GMT). Les résultats sont attendus d'ici à mercredi.Les Frères musulmans, principale force d'opposition du pays, et le parti libéral Wafd, premier parti de l'opposition laïque, se sont retirés de la course en dénonçant un premier tour marqué par des bourrages d'urnes, des achats de votes et des violences, ce que dément le pouvoir. Le Parti national démocrate (PND) du président...
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