La question est la suivante : ce sommet s'inscrit-il dans une tentative de conclure un compromis avant la publication de l'acte d'accusation ou vise-t-il à discuter des moyens de limiter les "dégâts" de l'après-publication? (Photo d'archives).
Cette visite du chef de l'État syrien en France, la première depuis novembre 2009, intervient aussi en plein blocage du processus de paix au Proche-Orient, après la décision des Palestiniens de suspendre leurs discussions directes fraîchement reprises avec l'État hébreu.
Ces dernières semaines, la Syrie et l'Arabie saoudite ont tenté une médiation pour éviter que le Liban ne bascule dans la violence au cas où le Hezbollah mettrait à exécution ses menaces de "couper la main" de toute personne qui chercherait à inculper certains de ses membres. Mais l'hospitalisation aux États-Unis du roi Abdallah a stoppé ces efforts.
De son côté, Nicolas Sarkozy a reçu ces dernières semaines plusieurs responsables politiques libanais, dont notamment Nabih Berry, le chef du Parlement, le général Michel Aoun et, en début de semaine, le Premier ministre Saad Hariri. Selon Georges Malbrunot, journaliste au quotidien français Le Figaro, l'objectif de ces rencontres etait de "calmer le jeu au Liban". "Le chef de l'État français a tenu informé le numéro un syrien de ses entretiens, dont certains - celui avec le général Aoun en particulier - avait eut lieu à la demande de Damas", rapporte le quotidien.
À l'initiative de Nicolas Sarkozy, Paris a spectaculairement renoué avec Damas en 2008 après plusieurs années de froid, avec la volonté de jouer la carte de la Syrie pour apaiser la situation au Proche-Orient, notamment au Liban, et peser sur la politique iranienne. Engagée avec l'invitation de Bachar el-Assad à Paris en juillet 2008 pour le lancement de l'Union pour la Méditerranée (UpM), cette main tendue à un régime proche de l'Iran et soupçonné, notamment, de déstabiliser son voisin libanais, a suscité de nombreuses critiques.
Nicolas Sarkozy justifie régulièrement sa politique vis-à-vis de la Syrie en soulignant son rôle dans la résolution en 2009 de la crise politique libanaise et a récemment remercié Damas pour avoir permis en mai dernier le retour en France de l'étudiante française Clotilde Reiss, détenue puis retenue en Iran.
Selon des télégrammes diplomatiques américains obtenus par WikiLeaks et publiés cette semaine par le quotidien Le Monde, les États-Unis considèrent toutefois que Paris a délibérément "exagéré le rôle syrien" dans ce dossier pour "valider la politique de M. Sarkozy d'ouverture à la Syrie".
La France a également tenté de relancer le processus de paix entre les gouvernements israélien et syrien, toujours au point mort après l'échec fin 2008 d'une médiation turque.
Ces dernières semaines, la Syrie et l'Arabie saoudite ont tenté une médiation pour éviter que le Liban ne bascule dans la violence au cas où le Hezbollah mettrait à exécution ses menaces de "couper la main" de toute personne qui chercherait à inculper certains de ses membres. Mais l'hospitalisation aux États-Unis du roi Abdallah a stoppé ces efforts.
De son côté, Nicolas Sarkozy a reçu ces dernières semaines plusieurs...

