Rechercher
Rechercher

Mode

America, America : la légende Halston à Beyrouth

Glamour en bleu et or, l’héritage Halston.

1961. À l'investiture de son mari, Jacky Kennedy porte un curieux chapeau en forme de boîte à pilules. Il a été créé par l'ex-modiste en chef de la maison Lily Dache, un certain Roy Halston Frowick, récemment bombardé responsable clientèle du sur-mesure chez Bergdorf Goodman's. C'est le fameux quart d'heure de célébrité pour ce créatif qui a compris le premier ce besoin chez la femme américaine de vêtements libérateurs, à l'aise en ville comme en soirée, colorés, vifs, gais et élégants à la fois, en cette période warholissime. De fait, les habituées du Studio 54 s'arrachent ses créations, de Liza Minelli à Bianca Jagger, en passant par Angelica Huston. Il est culte. Tout simplement. De 1969 à 1973, il cumule les Coty Awards et finit au « Hall of Fame » du même prix Coty, la plus haute distinction attribuée dans la mode aux États-Unis. Au décès de Roy Halston, en 1990, la maison dort un peu sur ses lauriers, déroutée mais forte de son héritage. Ce n'est qu'en 2007 que « Halston Heritage » se décide enfin à redéfinir son identité, et redessine clairement ses objectifs et ses ambitions. En 2008, un défilé époustouflant est donné à New York, dans les locaux de la galerie Gagosian. Les principaux rédacteurs de la mode ainsi que les distributeurs répondent présent. Marios Scwab est chargé, à partir de Londres, de diriger la création de la ligne femmes. Sarah Jessica Parker, l'icône de Sex and the City, est désignée présidente et directrice artistique générale de la marque. La première collection hommes est lancée pour l'automne 2010 en partenariat avec Pal Zileri et Neema Clothing.
Le succès est immédiat. La marque est présente dans 300 points de vente aux États-Unis et à l'étranger, et envisage de doubler ce chiffre dans les tout prochains mois. Présente à Beyrouth chez Aïshti, la collection de l'automne-hiver 2010-2011 est fidèle à l'esprit de ce pionnier de la mode américaine : amusante, joueuse, désinvolte, la fille « Heritage » cultive un style bien à elle et passe sans effort d'une journée de travail à une soirée en boîte en ajoutant le petit détail qui tue à une tenue qui se prête à toutes les variations. Bleu horizon, lime, rouge baiser ou écarlate, saphir ou lilas se mêlent dans des imprimés disco réalisés dans du jacquard de soie, de la maille cachemire, des manteaux inspirés d'Elsa Peretti, de la dentelle travaillée en macramé, de la fausse fourrure imitant la chèvre. Que du 70's dans l'air, jusque dans la touche de bordeaux profond, d'or et d'argent si caractéristique de l'époque. Les accessoires sont dans la même veine, avec des cuirs d'une souplesse rare pour les sacs et ceintures. La collection du printemps prochain s'annonce tout aussi colorée et fluide, avec des imprimés inspirés de l'espace ou des fonds marins, mais surtout d'un cliché de Mr. Halston pris en 1970, où on le voit à Acapulco, entouré de « Halstonettes » en chapeau et lunettes de soleil s'apprêtant à embarquer pour une journée de plage. Un héritage dont nous réclamons toutes notre part !
1961. À l'investiture de son mari, Jacky Kennedy porte un curieux chapeau en forme de boîte à pilules. Il a été créé par l'ex-modiste en chef de la maison Lily Dache, un certain Roy Halston Frowick, récemment bombardé responsable clientèle du sur-mesure chez Bergdorf Goodman's. C'est le fameux quart d'heure de célébrité pour ce créatif qui a compris le premier ce besoin chez la femme américaine de vêtements libérateurs, à l'aise en ville comme en soirée, colorés, vifs, gais et élégants à la fois, en cette période warholissime. De fait, les habituées du Studio 54 s'arrachent ses créations, de Liza Minelli à Bianca Jagger, en passant par Angelica Huston....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut